| jeudi 01 avril 2010, a 23:24 |
| Rassemblement à Grenoble 31 mars |
 Michel Duckit et Claude Didier, auquel l'inspectrice de l'académie de l'Isère vient de retirer,ainsi qu'à Rémi Riallan, sa fonction de directeur pour avoir refusé de renseigner Base Elèves, sont intervenus lors du rassemblement de protestation à Grenoble le 31 mars.
"Michel Duckit, directeur de l'école de Montagne Je
voudrais dire à tous les parents, les enseignants et les directrices et
directeurs d'écoles qui nous soutiennent que notre résistance est aussi
la leur. Je suis intimement convaincu que l'outil Base Elèves est la
1ère porte vers un fichage généralisé de l'enfance. Il faut que tous
les parents, tous les enseignants et les directeurs/trices prennent
conscience qu'ils ne sont plus maîtres des données qu'ils ont inscrites
dans ce fichier, que d'autres personnes peuvent les utiliser, à leur insu. Je ne veux pas remplir Base Elèves parce qu'aucun texte de loi ne garantit l'usage qui en sera fait demain. Je ne veux pas remplir Base Elèves parce que je dois protéger mes élèves. Je ne veux pas remplir Base Elèves parce que je ne supporte pas l'idée d'être le 1er maillon d'une chaîne dont je ne tiens pas les bouts. Un
fichier informatique ne peut qu'évoluer. Déjà on nous annonce pour la
rentrée 2011 un logiciel qui permettra de basculer directement de BE
dans SCONET. La déclaration à la CNIL n'est en rien une garantit
puisque cette même CNIL ne peut plus s'opposer à la création d'un
fichier d'état. L'immense honneur que nous a fait l'ONU en nous
conférant le statut de "Défenseurs des DROITS DE L'HOMME" doit
permettre de porter le débat plus haut que la simple désobéissance des
petits fonctionnaires que nous sommes. J'appelle de tous mes voeux à une réflexion approfondie sur ce danger que représente le fichage de l'enfance. Je
demande à nos superieurs hiérarchiques, de tous les Inspecteurs/trices
d'Académies jusqu'à M. le Ministre, de surseoir à toutes les sanctions
déjà prononcées et celles à venir en attendant que le gouvernement ait
répondu à l'exhortation de l'ONU et que le Conseil d'Etat se prononce
sur la légalité de Base Elèves." Michel Duckit
"Je refuse de renseigner BE pour protéger les élèves qui me sont confiés et par respect du droit national et international.
On me demande de faire de la prévention aux élèves sur les dangers de
l'informatique et notamment d'internet, et en même temps on me demande
de renseigner un fichier que le ministre Darcos lui même a qualifié de
liberticide, avant de retirer des champs sensibles de données dans
l'arrêté du 20-10-08.
Mais le seul fait d'immatriculer les élèves est un danger. Car qui
empêchera l'utilisation de l'Identifiant National Elève dans la
collecte de données sur les résultats aux évaluations nationales, dans
le livret électronique de compétences ? On réintroduit les champs
supprimés dans des fichiers parallèles, il ne manque que l'INE pour
parachever le fichage complet.
On me demande d'enseigner à tous les enfants présents sur le territoire
national, sans distinction, fidèlement aux principes républicains.
C'est pourquoi je refuse de devenir un collaborateur potentiel de la
chasse aux familles de sans papiers. En effet, l'absence d'identifiant
national chez les nouveaux élèves de plus de six ans signifie que
l'enfant a de grandes chances de venir d'un pays étranger. Et comme BE
contient l'adresse des parents ... suivez mon regard !
Je ne peux pas renseigner un fichier qui ne respecte pas le droit national.
L'identifiant national élève et le fichier qui les rassemble avec des
données, la Base Nationale des Identifiants Elèves, ne s'appuient sur
aucun texte de loi.
L'information donnée par l'administration aux familles est incomplète,
ce qui est illégal d'après la loi Informatique et Liberté : rien sur
cette Base Nationale des Identifiants Elèves, rien sur d'autres
finalités que la gestion, le pilotage, la statistique
Dans mon école de Prunières, une forte majorité de parents m'a refusé
expressément par écrit de renseigner BE. L'Inspectrice d'Académie m'a
donné l'ordre d'utiliser les renseignements en ma possession pour
remplir BE. Or, au moment de remplir les fiches de renseignements
ordinaires, rien n'indiquait aux parents que les renseignements fournis
allaient alimenter un fichage informatique sortant de l'école. Il
s'agit d'une interconnexion irrégulière et non déclarée à la CNIL.
Enfin, les conventions internationales des droits de l'homme et de
l'enfant garantissent le droit d'opposition des parents au fichage de
leurs enfants. Or une loi française a exclu les fichiers d'état, comme
BE, de cette garantie de droit d'opposition, de manière incompatible
avec les droits de l'homme.
Mon attitude de refus de BE a donc pour but de protéger les enfants, de
respecter le droit, et aussi d'alerter les citoyens sur la mise en
œuvre inadmissible du fichage généralisé de la population, y compris
dans le secteur très sensible de la petite enfance. Il faut résister à
cette oppression liberticide !"
Claude Didier
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| jeudi 01 avril 2010, a 22:48 |
| Je désobéis, tu désobéis, qui désobéit? |
CNRBE, 31 mars 2010. — Mardi 30 mars, madame l'Inspectrice
d'académie de l'Isère a pris la décision de retirer leur fonction de
directeur d'école à Claude Didier et Rémi Riallan qui refusent de
renseigner la Base de données Base Elèves, au seul motif qu'ils
refusent de renseigner le fichier Base Elèves 1er degré. Le Collectif
National de Résistance à Base Elèves (CNRBE) dénonce une décision
incompréhensible et provocatrice.
Or, comme nous l'avons rappelé à de nombreuses reprises depuis près
d'un mois, dans un rapport du 24 février 2010, Margaret Sekaggya,
Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de
l'Homme auprès des Nations Unies mentionne qu'elle a adressé au
gouvernement français, conjointement avec le Rapporteur spécial sur le
droit à l'éducation et le Rapporteur spécial sur les droits de l'homme
des migrants, une lettre d'allégations au sujet de la mise en oeuvre
du traitement de données Base Elèves.
Dans cette lettre, « des craintes ont été exprimées quant au fait que les mesures disciplinaires prises à l'encontre » des directeurs d'école refusant de renseigner Base Elèves « soient
liées à leurs activités non violentes de promotion et de protection des
droits de l'homme, notamment du droit au respect de la vie privée. »
Les six isérois cités sont ainsi reconnus comme des défenseurs des droits des enfants.
Cette décision de retrait de direction a été prise malgré la demande
unanime des représentants du personnel de retirer cette question de
l'ordre du jour de la Commission administrative paritaire
départementale (CAPD). Les syndicalistes soulevaient une irrégularité
importante : les documents pourtant existants exprimant les reproches
faits aux deux enseignants n'avaient pas été donnés aux membres de la
Commission qui ne pouvaient donc émettre un avis en toute connaissance
de cause. Les représentants du personnel ont refusé de participer au
vote. Monique Lesko a pris sa décision, sans respect pour le règlement
de l'une de ses propres instances.
Auparavant, le 19 mars, les syndicats enseignants SNUipp-FSU Isère,
PAS-UDAS Isère, la Fédération de l'Isère de la Ligue des droits de
l'Homme et le Collectif Isérois de Résistance à Base Elèves avaient
communiqué à Monique Lesko les éléments du rapport des Nations Unies
publié le 12 mars cité ci-dessus et avaient demandé l'annulation des
sanctions et menaces. Monique Lesko a balayé le tout d'un revers de
main en envoyant trois jours après aux syndicats un courriel où elle
ajoutait en « questions diverses » de la CAPD du 26 mars le retrait
d'emploi des deux directeurs. Ce qui déclenchait le refus de siéger des
représentants du personnel à cette 1ere CAPD.
- Désobéissance au règlement de la Commission administrative paritaire par deux fois.
- Désobéissance aux recommandations du Comité des droits de l'enfant des Nations Unies publiées le 11 juin 2009.
- Désobéissance aux Rapporteurs spéciaux qui montrent par leur
intervention que les directeurs d'école qui refusent Base élèves ne
doivent pas être sanctionnés ou menacés.
Alors, qui désobéit ?
Le Collectif National de Résistance à Base Elèves condamne
cette décision prise au mépris des injonctions faites à l'Etat français
par les instances internationales de défense des droits de l'Homme,
il dénonce l'attitude de l'Inspectrice d'Académie de l'Isère qui rentre
ainsi par la grande porte dans l'histoire du fichage des enfants. Il
condamne cette manœuvre d'intimidation censée ébranler la détermination
des directeurs qui refusent encore d'entrer dans ce dispositif ou qui,
forts des recommandations des Nations Unies, ont décidé de cesser de
l'alimenter.
Il appelle tous ceux qui se sentent concernés par ce fichage
de la jeunesse à le rejoindre et à amplifier le mouvement de résistance
au fichier Base Elèves, première pierre d'un édifice profondément
liberticide pour l'ensemble de la population.
Le CNRBE Voir le site du CNRBE
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| samedi 13 mars 2010, a 13:08 |
| Droits de l’enfant : les directeurs d’école contre Base élèves confortés par l’ONU |
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2010/03/12/droits-enfants-directeurs-confortes-onu/
CNRBE, 12 mars 2010. — Nous le savions : des directrices et directeurs
d'école refusant d'inscrire leurs élèves dans Base élèves 1er degré
(BE1D) sont menacés de sanctions ou ont déjà été victimes de sanctions.
Ce que nous pouvons dire maintenant, c'est que ces directeurs ont
acquis le statut de défenseurs des droits de l'homme menacés en raison
de leurs activités en faveur des droits de l'enfant. En effet, deux
experts, les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur le droit à
l'éducation et sur les droits de l'homme des migrants ainsi que le
Comité des droits de l'enfant Nations Unies considèrent que la base
élèves constitue une menace pour le droit à l'éducation des enfants, en
particulier des enfants migrants.
En novembre 2009, le Collectif national de résistance à Base élèves, la
Ligue des droits de l'Homme et le syndicat enseignant SNUipp-FSU Isère
sont intervenus auprès de la Rapporteuse spéciale en faveur des
directeurs menacés de sanctions parce qu'ils refusaient d'inscrire
leurs élèves dans le fichier “base élèves”.
Le rapport présenté au Conseil des Droits de l'homme par la
Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies sur la situation
des Défenseurs des droits de l'homme dans le monde vient d'être publié.
Il révèle que le 10 décembre 2009, la Rapporteuse spéciale,
conjointement avec le Rapporteur spécial sur le droit à l'éducation et
le Rapporteur spécial sur les droits de l'homme des migrants sont
intervenus auprès du gouvernement français. Le gouvernement français
n'a toujours pas répondu à leur demande. Aujourd'hui la Représentante
«exhorte le Gouvernement à répondre au plus vite aux craintes exprimées
dans celles-ci». (Les échanges sont secrets jusqu'à la date de la
parution du rapport.)
Aux paras. 839 et suivants (page 128 du document — le télécharger au
format .pdf), se trouve résumée la communication envoyée le 10 décembre
dernier aux autorités françaises en faveur des directrices et
directeurs isérois menacés de perdre leur poste parce qu'ils refusent
de ficher les enfants. (Les faits, bien qu'avérés, sont relatés au
conditionnel du fait que le Ministère n'a pas donné de réponse.)
Le Collectif invite les directrices et directeurs d'école à ne pas se
laisser intimider par des menaces orales et à communiquer tout document
les concernant faisant état de menaces. Le collectif se chargera de les
transmettre à Madame la Représentante du Secrétaire Général des Nations
Unies sur la situation des Défenseurs des droits de l'homme.
Le Collectif demande aux inspecteurs de circonscription et aux
inspecteurs d'académie de retirer leurs menaces de sanctions et de
prendre enfin en compte le refus légitime de fichage des enfants.
Le Collectif demande au Ministre de l'Education nationale de supprimer
la Base élèves et la Base nationale des identifiants élèves,
considérant que seuls des renseignements chiffrés ne peuvent sortir des
écoles.
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| vendredi 12 mars 2010, a 21:22 |
| L'ONU considère que les directeurs refusant BE sont des défenseurs des Droits de l'Homme, menacés pour leurs activités! |
En ce moment, la
Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies sur la
situation des Défenseurs des Droits de l'Homme dans le monde
présente son rapport au Conseil des Droits de l'Homme.
Le
10 décembre dernier, une communication a été envoyé au
gouvernement français par cette instance et par les Rapporteur
Spéciaux des Nations Unies sur le Droit à l'Education et sur les
Droits de l'Homme des Migrants en faveur des directrices et
directeurs isérois qui sont menacés de perdre leur poste parce
qu'ils refusent de ficher les enfants. Le gouvernement n'a pas encore
répondu.
L'envoi
de cette communication confère aux directrices et directeurs le
statut de défenseurs des Droits de l'Homme menaçés en raison de
leurs activités en faveur des Droits de l'Enfant.
Ces
experts de l'ONU comme l'a fait le Comité des Droits de l'Enfant
considèrent que BE représente une menace pour le droit à
l'éducation des enfants, en particulier des enfants migrants.
C'est
donc une nouvelle avancée pour le combat contre BE et en général
contre le fichage des enfants en attendant les résultats des recours
en Conseil d'État qui devraient être connus d'ici la fin mai.
Voici l'extrait du rapport concernant Base Elèves:
Lettre d'allégations
839. Le 10 décembre 2009, la
Rapporteuse spéciale, conjointement avec le Rapporteur spécial sur le droit à l'éducation et le
Rapporteur spécial sur les droits de l'homme des migrants, a envoyé une lettre d'allégation au
Gouvernement reçues au sujet de la mise en œuvre d'un logiciel de données « Base-élèves
premier degré» au sein de l'Education nationale dans lequel sont inscrites des données nominatives
concernant les enfants scolarisés dans les établissements scolaires, et dont les directeurs
d'écoles sont dans l'obligation d'y inscrire tous les élèves scolarisés dans leur établissement.
840. Le 9 octobre 2009, MM. Claude
Didier, Michel Duckit et Rémi Riallan et Mmes Elisabeth Heurtier et Patricia Arthaud,
directeurs et directrices d'écoles dans le département de l'Isère, auraient reçu une lettre
de l'inspection académique de leur département leur demandant d'enregistrer les élèves de leurs
établissements dans le fichier informatique Base élèves premier degré, sous peine de sanction allant
jusqu'au retrait de leur postes. Le courrier de l'inspection académique préciserait que cette
saisie devait être effectuée au plus tard le 25 octobre 2009.
841. MM. Didier, Duckit et Rallian et
Mmes Heurtier et Arthaud auraient déjà fait l'objet de sanctions disciplinaires en raison de
leur refus d'appliquer l'arrêté du 20 octobre 2008 portant création de la Base élèves premier
degré au motif que le fichier serait contraire au droit des enfants et de leurs familles au respect
de leur vie privée. Plusieurs retenues de journées de salaire auraient été effectuées à
l'encontre de ces directeurs. Par ailleurs, M. Jean-Yves Le Gall se
serait vu retirer son poste de directeur et
aurait été muté d'office pour les même raisons.
842. Il est également allégué que
plus d'un millier de plaintes auraient été déposées par des parents pour enregistrement illégal de
leurs enfants dans la Base élèves premier degré. Le
Conseil d'État aurait été saisi de
cette question. Les requérants, ainsi que les directeurs d'école, demanderaient à ce que soient
respectées les observations et recommandations récemment adoptées par le Comité des Nations
Unies des droits de l'enfant.
843. Des craintes ont été exprimées
quant au fait que les mesures disciplinaires prises à l'encontre de ces directeurs et
directrices d'école ainsi que les menaces de sanctions disciplinaires soient liées à leurs
activités non violentes de promotion et de protection des droits de l'homme, notamment du droit au
respect de la vie privée. Des craintes sont également soulevées au sujet de la conservation
de données nominatives des élèves pendant une durée de trente-cinq ans, et du fait que ces
données pourraient être utilisées pour la recherche des enfants de parents migrants en situation
irrégulière ou pour la collecte de données sur la délinquance.
Observations
844. La Rapporteuse spéciale remercie
le Gouvernement pour sa réponse en date du 8 septembre 2009, mais regrette, au
moment de la finalisation du présent rapport, l'absence de réponse à sa communication du 10
décembre 2009. Elle considère les réponses à ses communications comme partie intégrante
de la coopération des gouvernements avec son mandat.
Elle exhorte le Gouvernement à
répondre au plus vite aux craintes exprimées dans celles-ci.
(A/HRC/13/22/Add.1, Page 129 et 130, disponible en pdf sur le site de l'ONU ) |
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| mercredi 17 février 2010, a 21:37 |
| lettre envoyée à toutes les écoles de France |
Lettre
du Collectif National de Résistance à Base Elèves (CNRBE)
aux
conseils des maîtres et aux directeurs des écoles
Que
vous soyez directeur ou adjoint, vous êtes aujourd'hui concerné(e)
au premier chef dans votre école par le fichier Base-Elèves parce
que vous l'utilisez, parce que vous serez appelé(e) à le faire,
ou parce que vous avez jusqu'ici refusé de l'utiliser ou de
l'alimenter.
Le
26 janvier dernier, un père de famille de Vezin-le-Coquet près de
Rennes a été interpellé par la Police aux frontières, cinq jours
après l'admission de ses enfants dans la Base Elèves, et alors
qu'il n'était dans aucun autre fichier. Lors de l'audience au
Tribunal Administratif de Rennes le 1er
février, le représentant de la Préfecture répondait au défenseur
de la famille qui s'inquiétait que Base Elèves ait pu servir de
source de renseignements qu'il s'agissait d'une arrestation
« fortuite ».
Cette
affaire illustre bien le problème de l'utilisation des traitements
automatiques de données. Dès
lors que des renseignements nominatifs sortent des écoles, les
transmissions échappent aux directeurs d'école qui renseignent
Base Elèves ; elles peuvent se faire au niveau académique ou
national.
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2010/02/04/base-eleves-soupconne-arrestation/
Base
élèves peut être utilisée pour traquer les sans papiers,
mais personne n'en n'aura jamais la preuve... et cela va conduire des
familles à ne pas scolariser leurs enfants de peur d'être
expulsées.
Mais
ce n'est pas le seul problème posé par Base Elèves :
Base
Elèves (BE) a des côtés cachés,
et non des moindres, de par son interconnexion avec un autre
fichier, la Base Nationale des Identifiants Elèves (BNIE) qui,
elle, conserve des données nominatives pendant 35 ans, attribue un
numéro national unique à chaque élève, l'INE, et n'a fait
l'objet d'aucun texte réglementaire.
L'INE
est fait pour interconnecter tous les fichiers de l'Education
Nationale et d'autres administrations.
La
Base Ecole
se développe déjà (% affiché des élèves « en
avance », « en retard » …) et la Base
Enseignants doit se
développer en lien avec la BE (dès le 03/12/08, un mois après
l'arrêté BE, la possibilité de relier le nom de l'élève à
celui de son professeur a été rajoutée dans Base élèves...).
Le
Comité des Droits de l'Enfant des Nations Unies,
préoccupé par le fichage des enfants et notamment par Base Elèves,
a fait à la France de nombreuses recommandations dont elle ne tient
pas compte.
Près
de 2
000 parents ont porté plainte
contre X concernant ce fichage illégal.
Les
compétences validées à l'école par les enseignants, supprimées
de la première version de BE, reviennent déjà dans le
livret électronique de compétences,
complétées par les compétences validées hors-école (BO du 7
janvier 2010) : un pas de plus vers le déni de l'enfant et
l'ouverture du marché de l'éducation.
http://www.education.gouv.fr/cid50137/mene0901112c.html
A
partir de BE et de l'INE débute la collecte d'un long cortège
de données sur les enfants, leurs familles, les enseignants et
l'école.
Mais rien n'est irréversible ! Vous pouvez refuser les stages
de formation, arrêter d'alimenter la base, mobiliser les conseils
d'école et à travers eux le reste de la communauté éducative
(http://retraitbaseeleves.wordpress.com/kit-anti-be/).
Vous pouvez rejoindre les opposants à ce fichage qui enferme l'élève
dans un déterminisme contraire à notre éthique professionnelle.
Refuser
d'alimenter le fichier BE, ce n'est pas désobéir, c'est se
conformer aux recommandations du Comité des droits de l'enfant des
Nations Unies, c'est respecter la Convention Internationale des
Droits de l'Enfant, ratifiée par la France !
Non
au fichage des enfants ! Les données nominatives doivent rester
dans les écoles !
Le
CNRBE a fixé au samedi
27 mars
la date d'une journée nationale d'action contre le fichage des
enfants pour
demander une vraie protection des données relatives aux enfants
recueillies dans le cadre de leur scolarité.
Le
CNRBE, constitué
de citoyens, de collectifs départementaux, de parents et
d'associations de parents, d‘associations de défense des droits
de l'homme, d'enseignants et de syndicats d'enseignants,
d'avocats et d'associations d'avocats.
Site
: http://retraitbaseeleves.wordpress.com/
Contact : base-eleves@orange.fr |
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| dimanche 07 février 2010, a 17:11 |
| De l'utilisation possible de Base Elèves pour la chasse aux migrants |
Sur le site du Mensuel de Rennes
Pour les militants, la « base élève »
permet d'informer la police
Un sans-papiers en situation irrégulière a
été arrêté par la police aux frontières à Vezin-le-Coquet, le
26 janvier. Les militants dénoncent le rôle joué par les
renseignements que possède l'école maternelle où sont scolarisés
les deux fils de ce clandestin.
Deux ans après la levée de boucliers des
directeurs d'école et des parents d'élèves de Rennes, la polémique
resurgit. Est-ce la « base élève » de l'école
maternelle de Vezin-le-Coquet qui a permis l'arrestation d'un
clandestin, le 26 janvier dernier ? C'est en tout cas ce que
pensent les associations de défense des sans papiers présentes au
tribunal administratif, lundi matin. « Ce père de famille d'origine
chinoise n'était déclaré nulle part. Il ne travaillait pas,
personne ne pouvait connaître l'adresse de son domicile mis à
part l'école où il venait de scolariser ses deux enfants »,
livre une militante du Collectif de soutien aux sans-papiers.
Présente à l'audience, l'institutrice
de l'école maternelle où sont scolarisés les deux enfants de
l'immigré clandestin ajoute : « Je ne me prononce pas sur le
lien qui existe entre ce fichier et l'arrestation de ce Monsieur.
Par contre, la veille de son arrestation, l'inspection nous a
appelés pour nous demander si l'adresse de ce monsieur était bien
exacte… C'est troublant. »
Des enfants privés de leur père ou
de leur mère
Du côté de la préfecture, on explique
qu'il n'existe "absolument aucun lien entre ce fichier et les
renseignements que peuvent obtenir les policiers. Personne ne peut se
servir de cette base. Elle est interne à l'école."
Toujours est-il que le cas particulier de ce
père de famille pose problème. Devant le tribunal administratif
hier matin, ce Chinois de 29 ans contestait l'arrêté de reconduite
à la frontière dont il fait l'objet. « Ce Monsieur est séparé de
sa compagne depuis quelques mois », plaide Me Larue, son
avocate. « Donc s'il est renvoyé en Chine, les enfants
perdront leur père. Et si l'on renvoie le père avec ses enfants,
alors ils perdront contact avec leur mère… » « Cette
dernière est également en situation irrégulière », plaide Me
Coconnier, l'avocat représentant le préfet. « On prend le
problème à l'envers. La présence d'enfants n'est pas une
assurance tous risques pour rester en France… » La décision
du tribunal administratif est mise en délibéré à « quelques
jours ». Les collectifs annoncent la création d'un comité
de soutien à Vezin-le-Coquet.
C.S.
Le fichier Base élèves soupçonné dans une arrestation
Le fichier Base élèves soupçonné dans une arrestation
Un père de famille de Vezin-le-Coquet près de Rennes a été interpellé à proximité de son domicile, par la Police aux frontières (PAF), le 26 janvier. Cette arrestation a eu lieu cinq jours après l'admission de ses enfants dans Base élèves et alors qu'il n'était dans aucun autre fichier.
La défense, lors de l'audience du 1er février au Tribunal administratif de Rennes, s'est inquiétée que le fichier Base élèves ait pu servir de source de renseignements pour cette arrestation.
Le représentant de la Préfecture devant une salle comble, composée de parents d'élèves, d'enseignants, de membres d'associations et collectifs, ainsi que d'élus, répondait qu'il s'agissait d'une arrestation fortuite.
Mais nul n'aura jamais la réponse. Là est bien le problème concernant l'utilisation des traitements automatiques de données.
Les transmissions de renseignements échappent aux directeurs qui ont renseigné Base élèves. Elles peuvent se faire au niveau académique ou au niveau national.
Le Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE) rappelle qu'il demande à ce qu'aucun renseignement nominatif ne sorte des écoles pour éviter toute utilisation abusive de données ou toute suspicion portant sur des inscriptions d'enfants et de leurs proches dans les écoles.
Le CNRBE rappelle aussi que le Comité des Droits de l'Enfant des Nations Unies, dans son rapport du 12 juin 2009 à l'Etat français, se disait préoccupé par "l'utilisation de Base-élèves 1er degré à des fins telles que la détection de la délinquance et des enfants migrants en situation irrégulière, ainsi que par l'insuffisance de dispositions légales propres à prévenir son interconnexion avec les bases de données d'autres administrations". Le comité "recommande en outre à l'État partie de ne saisir dans les bases de données que des renseignements personnels anonymes et de légiférer sur l'utilisation des données collectées en vue de prévenir une utilisation abusive des informations."
Tous les enfants, sans aucune discrimination, ont droit à l'éducation. Ils doivent donc pouvoir être inscrits à l'école en toute sérénité.
L'école doit défendre le principe de laïcité qui garantit le respect à la vie privée pour chaque enfant afin de respecter son droit à l'éducation.
Pour éviter que des parents n'inscrivent pas leurs enfants à l'école de peur d'être repérés, aucune donnée nominative ne doit sortir des écoles : on ne fiche pas les enfants et leurs proches !
Le CNRBE appelle toutes les associations amies de l'école à le rejoindre dans cette demande conforme au respect des droits des enfants.
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2010/02/04/base-eleves-soupconne-arrestation/
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3736
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| dimanche 31 janvier 2010, a 12:24 |
| Rencontres du CNRBE à Bobigny – Ecole Marie Curie– 23 et 24 janvier 2010 |
Les rencontres du CNRBE à Bobigny ont réuni samedi et dimanche dernier de cinquante à soixante personnes (sans compter les intervenants), représentants de collectifs, syndicats nationaux (CGT, SUD, SAF, « Emancipation »), syndicats départementaux, associations (Femmes-Egalité, DEI-France), d'associations de parents départementales (FCPE), de directeurs, enseignants, parents, militants, adjointe au maire de Bobigny. Départements représentés : 01, 09, 12, 13, 20, 26, 27, 33, 35, 38, 41, 42, 46, 51, 68, 75, 76, 92, 93.
En introduction, deux étudiants en M2 « Droit des nouvelles technologies » ont présenté un diaporama sur Base Elèves et la Base Nationale Identifiants Elèves analysées sur le plan purement juridique.
PRÉSENTATION DE BE ET DE LA BNIE
Eléments nouveaux :
- il y a 58 fichiers de police en 2009 (55 en 2008, 47 en 2007), au nom de la sécurité administrative, encadrés par la loi Informatique et libertés. Laquelle loi fut réformée par la loi du 06/08/04 qui exonère de nombreux fichiers du contrôle parlementaire. BE créée après cette date.
- sur la sécurité : à chaque époque, la présence d'une clé était présentée comme garantie d'inviolabilité. Pourtant la sécurité reste relative. En matière d'informatique, la sécurité ne peut être garantie.
- le droit d'opposition écarté pour BE par l'art.9 de l'arrêté est une disposition de presque tous les fichiers publics.
- la BNIE est déclarée le 15/02/06 à la CNIL, sans aucun fondement juridique, même pas un arrêté.
Sa finalité : l'Identifiant National Elève (INE).
Ses objectifs : l'INE, le suivi des élèves, disposer de données fiables.
L'origine des données : différentes sources d'information, dont BE.
On remarque que l'interconnexion (terme non défini en terme de droit) n'était pas autorisée à l'origine entre deux fichiers de l'administration, pourtant les interconnexions entre fichiers administratifs se multiplient et il est bien prévu de connecter à la BNIE nombre de fichiers relevant de plusieurs ministères.
Les recours
Suite de la présentation :
Des recours ont été présentés en Conseil d'Etat avant et après l'arrêté sur BE,
Un recours en Conseil d'Etat a été déposé sur la BNIE.
Les délais de réponse du Conseil d'Etat ont été rallongés certainement du fait du nouveau recours contre la BNIE.
Résultats attendus peut-être en mars ?
Présentation des actions au Conseil des Droits de l'Enfant et auprès de la Secrétaire aux Droits de l'Homme (ONU).
Le sujet de l'interconnexion amène plusieurs remarques, dont :
- le fichier des décrocheurs (interconnexion MEN - autres ministères) va une nouvelle fois repérer les plus faibles, les plus fragiles, grâce à une interconnexion.
LES PLAINTES : EXPOSÉ DE J.J. GANDINI
Le 14/09/09 la vice-procureure de Paris, affectée aux affaires « presse et protection des libertés » a confirmé être en charge du dossier. Elle a confié l'enquête à la Brigade de Répression contre la Délinquance de la Personne.
La suite donnée sera peut-être connue fin février 2010 ?
Jean Jacques Gandini détaille les suites possibles (termes juridiques).
L'importance accordée par la vice-procureure est aussi liée à la mobilisation :
Il est important de continuer les actions visibles.
Il semble qu'un travail d'enquête important soit fait sur ce dossier pour être très au point lors de la publication de la suite qui y sera donnée.
L'idée a été émise que la FCPE pourrait se constituer partie civile jointe, selon ce que prévoient ses statuts.
Remarque importante : la scolarisation en CLIS (50.000 élèves) délivre dans BE une information sur la santé qui n'a pas à figurer dans le fichier (art.8 Loi Informatique et libertés).
De même dans la BNIE il y a un « code UAI » code attribué aux établissements scolaires qui renseigne sur la santé ( Centres spécialisés , Scolarisation en hôpital).
COMMISSIONS DE TRAVAIL
Espaces numériques, place de l'informatique
On assiste au formatage de l'éducation, du système éducatif, qui ne laisse plus aucune place au secret pour l'élève : dangereux pour sa propre construction.
Avec les espaces numériques de travail (ENT), la consultation à distance, les parents sont évincés des établissements, il n'y a plus de lien avec les enseignants.
L'arrivée dès cette année du livret électronique de l'élève ajoute une nouvelle pierre à l'édifice.
Avec le livret électronique à entrées multiples, intrusif, l'élève devient acteur et responsable de son trajet dans le système éducatif (ce qui élimine la responsabilité du système).
Par exemple :
« J'étais nul en CE1, fragile au CM2, poussif au collège, je n'ai pas trouvé de stages valorisants, je n'ai pas d'activités sportives autre que course à pied, c'est sûrement normal que je n'aie pas d'emploi ».
Le livret délivre des profils pour le système d'orientation, qui s'automatise, avec peu (ou pas) de place au facteur humain.
La tendance est à un contrôle externe de la vie des élèves avec l'objectif de permettre au patronat de peser sur la formation des jeunes et de se procurer une main d'œuvre docile, sans statut professionnel possédant malgré tout des compétences utilisables et tant pis pour ceux qui ne sont pas dans le moule, c'est de leur faute!
Attention ! L'avenir, y compris pour les profs, c'est Base-profs, évaluation des enseignants, programmations de classe en ligne, cours en ligne : comparables à distance par l'administration qui vérifie en temps réel où en est l'enseignement. Ce point est à soumettre à la réflexion des enseignants autres que directeurs et devrait les inciter à rejoindre la résistance au fichage des enfants.
Les directeurs
La pression ressentie est peut-être supérieure à la pression réelle, car la hiérarchie donne volontairement des tâches trop importantes pour mieux rendre les gens dociles (stratégie de management). La pression des IEN est individuelle, sélective.
Actions à venir :
- nécessité de répliquer de manière collective (position de conseil des maîtres) face à la gestion individualisée, pour perturber l'administration.
- communiquer en termes choisis « au CNRBE, on va dans le sens de… » plutôt que « on s'oppose à … ».
- rédiger cette lettre des directeurs et en demander la diffusion à tous les syndicats et associations partenaires du CNRBE
Table ronde
Jean-Luc Einaudi
Livre « Traces », sur la délinquance juvénile pendant l'occupation
Dans le centre d'observation d'adolescents délinquants, de nombreux renseignements étaient collectés, a priori anodins, pris par plusieurs personnes… dont « religion déclarée », qui était parfois « israélite » ou « juif » (en rouge) mais c'était des renseignements dits de routine. A la sortie, la police attendait, direction Drancy puis Auschwitz. Ils y sont presque tous morts. Il faut toujours s'interroger sur les finalités d'évènements qui pris isolément paraissent anodins mais qui peuvent devenir nuisibles aux personnes.
Françoise Dumont (LDH)
Retour sur la CDE, les centres fermés : la répression augmente alors qu'aux termes de la CIDE, l'enfermement doit venir en dernier ressort. Livres « Le rat, l'ogre et les écureuils », « Une société de surveillance ». La volonté de casse des contre-pouvoirs est caractéristique d'une mainmise du pouvoir sur l'opinion : suppressions de la Défenseure des enfants, de la commission de déontologie, de subventions aux associations. Recours au populisme : « Tout est très simple, on va le résoudre, on va vous dire comment ».
Sylviane Giampino (psychologue, psychiatre)
Livre « Nos enfants sous haute surveillance ».
On assiste à une remontée des pensées déterministes et génétiques. L'utilisation d'outils liés au comportement est un levier pour organiser un tri précoce des enfants. Attention au questionnaire-jeu « Le Dominique interactif » de M. Valla, questionnaire standardisé qui prétend que dépister les troubles de santé mentale ça prend 30 minutes, à du personnel non qualifié, pour ensuite orienter les populations d'enfants. Dans le même ordre d'idée, il y a dans les écoles des questionnaires PMI avec des items « rit, pleure, a l'angoisse de la séparation etc. ». Dire qu'on va sauver les petits pauvres grâce à leur dépistage n'est que mensonge. Il se fait une évolution du curatif vers le prédictif, au nom de l'intérêt de l'enfant et sous couvert de la science. La science est un prétexte, argument utilisé pour effectuer tous ces tris. Tris qui aboutissent à un étiquetage : or l'enfant s'identifie à ce qu'on dit de lui, et encore plus à ce dont on a peur pour lui qu'à ce qu'on désire pour lui. Ces tests sont donc pathogènes. Il faut au contraire laisser ouvert l'éventail des possibles, du passé vers le futur, en accompagnant l'enfant dans le présent. Si on fait croire à l'enfant que le futur est écrit, on écrase sa confiance et son désir d'avenir. Les pseudo études de comportement (a craché sur la maîtresse à 6 ans, était agité à 4 ans, était stressé à 2ans, a une mère célibataire qui fume, donc : tout enfant ayant une mère célibataire est susceptible de devenir violent) n'ont pas de valeur scientifique et relèvent de la boule de cristal, dans le seul but de prédire les comportement « dangereux pour la société » Les phases de déconstruction de son monde proche sont des étapes pour l'enfant vers la construction de son identité et de son rapport au monde, et pas forcément des signes annonciateurs de violence. Un « spécialiste » à éviter : Richard Tremblay..
Bruno Percebois (pédo-psychiatre)
Le contexte par rapport à l'enfance : deux approches,
- une approche stigmatisante : selon la Loi de prévention de la délinquance, les gens qui ont du mal à s'intégrer sont dangereux
- une approche prédictive : rapports Benisti, INSERM. Intéresse les assurances, en plus.
Dans le secteur de l'enfance aussi on assiste à une tendance à l'accumulation de données, qui donnent lieu à des liens statistiques qui ne veulent pas dire qu'il y a forcément causalité.
Exemple : les gens qui payent de gros loyers vont beaucoup aux sports d'hiver. Donc pour augmenter la fréquentation aux sports d'hiver, il suffit d'augmenter les loyers ?
L'interconnexion est une tentation à laquelle peu résistent. La loi Perben II permet à la police, dans le cadre d'enquête préliminaire (= suspicion sans faits avérés) d'avoir accès à tous les fichiers administratifs…
Bertrand Rothé
Livre « Lebrac 3 mois de prison »
Réécriture de la Guerre des boutons comme si c'était aujourd'hui. La bienveillance que l'on montre à cet écrit, parce qu'il date de 1912, monter que la violence de l'enfant est aussi fonction du regard de l'adulte. Un film est conseillé au téléchargement, de Gilels Balbastre, sur le rappel à la loi dans un collège.
Actions à venir :
- demander aux parents plaignants de faire connaître leur action
- faire une carte de France des plaintes.
- contacter SUD et CGT et SNU départementaux et leur demander de la place dans leurs publications papier au titre du soutien qu'ils nous accordent.
- caisse : demander 10€ par parent permet de voir venir, y compris une demande de « consignation » (dépôt demandé par le juge avant d'entamer la procédure, se documenter).
- contacter des élus : ayant connaissance d'un délit au terme de l'article 40, commis sur du matériel municipal, ils ont un motif à agir.
Autres actions à prévoir :
- Questionnaires aux élus avant les élections, participation aux réunions
- La place du droit, études des textes du CNR
- Organiser des soirées débat sur Base Elèves et les fichages, et en prévision, faire peut être un squelette de déroulement des débats.
- contacter tous les collectifs, associations contre le fichage pour se faire connaître
Merci à Pierre Devesa pour son compte rendu qui a servi de base à celui-ci
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| lundi 25 janvier 2010, a 23:08 |
| victoire contre les abus de l'autorité administrative |
25 janvier 2010
COMMUNIQUE
du Réseau des
enseignants du primaire en résistance
Victoire contre les abus de l'autorité
administrative : Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs
écoles
Nous sommes heureux d'apprendre qu'aujourd'hui, lundi 25 janvier, nos
collègues Erwan Redon et Gilles Lehmann réintègrent leurs classes dont ils
avaient été abusivement soustraits .
Le premier, suite à une décision du
Tribunal Administratif de Marseille jugeant illégale sa sanction de déplacement
d'office et le second, suite à un recul de L'Inspection Académique de Limoges.
Dans le premier cas, l'administration a sanctionné abusivement
l'enseignant marseillais pour avoir exercé sa liberté pédagogique, dans le
second cas, elle l'a relevé de la classe pour de simples déclarations
d'intention de ne pas respecter à la lettre le protocole d'évaluation nationale
des CM2.
Une conclusion s'impose : l'administration crispée et
autoritaire de l'Education nationale n'hésite pas à se mettre hors la loi pour
tenter de faire plier ceux qui contestent ses directives alors que les
enseignants-désobéisseurs ont été respectueux des lois de la République et des
droits des enfants.
Nous dénonçons donc l'utilisation partisane du
droit, systématiquement désavouée d'ailleurs par les tribunaux administratifs,
qui est faite par l'Etat contre les résistants pédagogiques et nous appelons à
poursuivre cette résistance dans l'objectif toujours renouvelé de l'intérêt de
nos élèves, en particulier des plus en difficulté.
COMMUNIQUE DE L'APPEL DES 200
MAITRES CONTRE LES EVALUATIONS NATIONALES
COUP D'EPONGE SUR LA BAVURE
Signataire de
l'appel des 200 maîtres contre les évaluations nationales, Gilles Lehmann a reçu
l'ordre par son inspecteur de laisser sa classe à une remplaçante le lundi 18
janvier. Cette mesure exceptionnelle, appliquée quand des enfants sont mis en
danger, se voulait être la réponse à la volonté de notre collègue de ne pas
respecter à la lettre le protocole de passation des évaluations de CM2. Était
invoqué comme motif (courrier de l'IA de Haute-Vienne) le fait que les élèves
n'étaient pas traités à égalité ce qui faussait les résultats du dispositif
d'évaluation au point de « désorganiser le service public ». Bref, du terrorisme
pédagogique !
Le caractère abusif et disproportionné de cette sanction au
regard des faits reprochés a suscité de nombreuses réactions populaires et
médiatiques. Finalement, à l'issue de la réunion disciplinaire à l'Inspection
Académique de Limoges le 22 janvier, aucune poursuite n'a été retenue contre
Gilles Lehmann qui peut ainsi retrouver ses élèves. Il faut dire que le souci
d'égalité invoqué aurait contraint le ministère à sortir de leur classe près du
tiers des maîtres de CM2 ayant agi comme G. Lehmann l'an dernier ! Mesure rendue
d'autant plus impossible que le manque de remplaçants se fait déjà durement
sentir. Par ailleurs, le ministère ne pouvait prétendre vouloir garder la porte
ouverte pour d'éventuelles améliorations et tolérer un zèle local peu propice à
de telles négociations !
On peut d'ailleurs se demander qui désorganise
le plus le service public d'éducation actuellement : disparition programmée des
IUFM, suppression massive d'emplois notamment de remplaçants, diminution
dramatique du temps de classe et des RASED, nouveaux programmes, fin de la carte
scolaire, projet d'EPEP, jardins d'éveil... A ce jeu-là, le ministère est
largement gagnant ! Rappelons que loin d'être isolés les enseignants opposés à
ces évaluations ont notamment reçu le soutien de la principale fédération de
parents d'élèves (FCPE) et de nombreuses personnalités du monde éducatif qui
toutes, condamnent le dispositif imposé contre l'avis des
professionnels.
Le ministère gagnerait donc à les écouter comme
l'invitait à le faire dans une question écrite au gouvernement le député C.
Sirugue (13.01.10), mais également l'universitaire Nathalie Mons pour qui « des
évaluations ne servent à rien si elles ne débouchent que sur des constats
chiffrés » (le Monde 20.01.10) ou encore Claude Thélot qui affirme que « le
processus global de l'évaluation (outils, observations sur le terrain, analyse,
etc.) doit être d'une qualité telle qu'il soit indiscutable aux yeux des
observateurs et des utilisateurs » avec « des moyens quantitatifs et qualitatifs
[…] sans commune mesure avec ce qu'ils sont aujourd'hui ».
Nous
espérons qu'une telle péripétie amènera le ministère a plus de raison en
acceptant enfin d'entendre tous ceux qui souhaitent faire évoluer ces
évaluations pour en faire un véritable outil au service exclusif de la réussite
des élèves.
Sylvain Grandserre - Porte-parole de l'appel des 200
maîtres contre les évaluations nationales - le 24.01.10 contact
: 06 19 69 45
83
Communiqué
du comité de soutien à Erwan Redon
La mascarade administrative de
l'Inspection d'académie se poursuit : Erwan Redon réintègre l'école des
Convalescents !
Le 21 décembre dernier, le Tribunal
administratif de Marseille a donné raison à Erwan Redon, instituteur
désobéisseur, et à ses défenseurs en suspendant la sanction
de déplacement d'office prise par l'Inspecteur d'académie des
Bouches-du-Rhône quelques mois plus tôt.
En application de la décision du
juge des référés, l'IA a annulé la semaine dernière toute la procédure
disciplinaire à l'encontre d'Erwan Redon depuis le printemps dernier et lui a
demandé de reprendre son ancien poste à l'école élémentaire des Convalescents, à
Belsunce (1er arr. de Marseille).
L'annulation de la sanction
signifierait également que le conseil de discipline qui l'avait prononcée le 17
septembre 2009 ne s'est en réalité jamais tenu !!!
Dans son ordonnance, le juge des référés avait
considéré que la procédure inique qui s'était déroulée devant le conseil de
discipline était irrégulière, d'une part au regard de la partialité de son
président, l'Inspecteur d'Académie, qui n'avait pas hésité à prendre parti
publiquement, d'autre part du fait de l'irrégularité du vote des membres de la
commission disciplinaire.
Informé de cette "nouvelle
affectation" à la dernière minute – vendredi 23 janvier pour une reprise de
poste lundi 25 - alors que le courrier de l'Inspecteur d'Académie datait du 18
janvier, Erwan Redon va donc réintégrer un établissement qu'il avait quitté le
25 septembre 2009.
Ce
énième revirement témoigne une fois encore de l'absurdité de la situation. Pour
Erwan Redon mais, et c'est sans doute là le plus grave, pour les enfants des
deux écoles où il a été en poste cette année qui vont à nouveau devoir subir des changements
difficiles, affectivement, perturbant pour leurs apprentissages.
www.education-resistance-autoritarisme.org Erwan Redon: 06 32 70 91 89 |
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| lundi 25 janvier 2010, a 23:04 |
| communiqué de presse du CNRBE au lendemain des rencontres de Bobigny |
Le Collectif National de
Résistance à Base Elèves a réuni ,ce 23 et 24 janvier 2010, à Bobigny,
les collectifs départementaux opposés au fichage des
enfants.
Plusieurs nouveaux départements ont annoncé leur
participation au deuxième dépot de plaintes national prévu pour
le 19 mai 2010, s'ajoutant ainsi aux 1800 plaintes déja déposées, en
collaboration avec les avocats du Syndicat des Avocats de France, auprès
de 37 tribunaux de grande instance. Le CNRBE dénonce
avec force une entreprise irrégulière de fichage qui s'appuie sur
une immatriculation obligatoire et centralisée des enfants dès l'âge de 3
ans et pour 35 ans créée par la Base Nationale des Identifiants Elèves.
Le CNRBE déplore l'absence de considérations de la
France aux recommandations du Comité des Droits de l'Enfant sur les fichiers des
enfants. Il se félicite de l'attention toujours plus grande apporté
sur ces questions par des parlementaires, associations, syndicats et
mouvements pédagogiques. Et réaffirme qu'il est plus que jamais déterminé à
poursuivre son action notamment suite au projet de loi autorisant
l'interconnexion des fichiers administratifs.
Le Collectif a étudié les profondes modifications apportées,
par les traitements des renseignements personnels dans les dispositifs scolaires
par rapport aux Droits des Enfants, aux valeurs et statuts de l'école,
notamment à la suite de la réintroduction d'un fichier des compétences
(Bulletin Officiel de l'Education Nationale du 7 janvier 2010)
Le CNRBE rappelle qu'il est incomprehensible que dans un
contexte de débat de société sur le fichage , des Inspecteurs d'Académie
puissent poursuivre dans la seule voie des menaces et des sanctions, des
enseignants qui respectent les recommandations de la Convention Internationale
des Droits de l'Enfant.
Le CNRBE a fixé au samedi 27 mars une journée nationale
d'action contre le fichage des enfants , pour demander une vraie protection des
données relatives aux enfants recueillies dans le cadre de leur scolarité; ces
données nominatives ne doivent pas sortir de l'école. ON NE FICHE PAS NOS
ENFANTS !
Le CNRBE, Bobigny, 24 janvier 2010
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| mardi 19 janvier 2010, a 23:15 |
| Un enseignant suspendu! Communiqués |
COMMUNIQUE DU RESEAU DES ENSEIGNANTS DU
PRIMAIRE EN RESISTANCE
Un enseignant suspendu en Haute-Vienne pour résistance
aux évaluations nationales !
Un enseignant de Haute-Vienne, Gilles Lehmann,
s'est vu signifier aujourd'hui par son Inspection académique une suspension
immédiate de ses fonctions pour avoir annoncé qu'il ne respecterait pas
totalement le protocole de passation des évaluations nationales CM2 et n'en
ferait pas remonter les résultats.
Il est convoqué le 22 janvier dans le cadre d'une
procédure disciplinaire intentée à son encontre.
Une telle suspension immédiate n'intervient
normalement qu'après une CAPD disciplinaire, appliquée en cas de procédure
d'urgence, quand les enfants sont en danger.
Le Réseau des enseignants du primaire en
résistance, signataire de l'Appel des 200 maîtres contre les évaluations
nationales, dénonce cette décision autoritaire et illégale.
Nous exigeons le rétablissement immédiat de Gilles
Lehmann dans ses fonctions et demandons au ministre Luc Chatel d'intervenir pour
que cesse cette chasse grotesque aux enseignants-désobéisseurs qui ont par
ailleurs le soutien de la principale fédération de parents
d'élèves.
Réseau des enseignants du primaire en
résistance
Communiqué de l'appel des 200 maîtres 19 janvier
2010
Limoges sous Vichy
Les 200 maîtres signataires de l'Appel national : « Évaluations nationales : toujours sans
nous » apprennent avec stupeur, lundi 18 janvier, qu'un de
leur collègue de la Haute Vienne, Gilles Lehmann, a été sorti de sa classe par
son IEN et par l'IA adjoint, sur ordre écrit de l'Inspecteur d'Académie, et
convoqué devant une commission disciplinaire vendredi prochain. Son crime ?
Avoir signé, au nom de l'intérêt de ses élèves, l'appel des 200 maitres qui
invite à s'opposer au dispositif national des évaluations CM2 programmées cette
semaine, avoir invité ses collègues, comme le demandent également les syndicats,
à ne transmettre aucun résultat au ministère, alors qu'un proche conseiller du
ministre venait d'annoncer publiquement qu' « une réflexion pourra s'engager à
partir des critiques constructives ».
Avant
la pause de midi, les élèves, choqués, ont vu leur maitre partir, remplacé sur
le champ par un jeune collègue de Gilles désigné par la hiérarchie
!
Cet acte odieux est sans précédent depuis l'époque de Vichy. Nous
interpellons le ministre de l'Éducation Nationale : l'Inspecteur d'Académie
de Limoges fait du zèle dans la répression des enseignants, quitte à sortir de
la légalité et à risquer une nouvelle condamnation de l'État par un Tribunal
Administratif. Quand un responsable sort ainsi de la légalité et donne un image
aussi insupportable de l'éducation nationale, le ministre doit le suspendre
immédiatement.
Doit-on
comprendre, sinon, que le ministre a décidé de sortir bientôt de leur classe manu militari les milliers d'enseignants
qui, d'une façon ou d'une autre, refusent de mettre en œuvre le protocole
national (au moins 30 % de la profession l'an dernier) ? Que fera-t-il pour tous
ceux qui seront en grève jeudi ? Prend-il le risque d'affronter les syndicats
qui, tous, ont demandé une remise à plat de ce dispositif, et appellent à ne
faire remonter aucun résultat avec le logiciel ministériel. Demandera-t-il la
radiation des enfants dont les parents boycotteront ses évaluations
?
Les 200
maitres se déclarent totalement solidaires de leur collègue Gilles Lehmann. Ils
ne doutent pas que les organisations syndicales départementales et
nationales lui apporteront leur appui pour assurer sa défense au nom de
toute la profession.
Ils appellent l'ensemble de leurs collègues à faire connaître leur
indignation par tous les moyens qu'ils jugeront appropriés : motions,
délégations, suspension des évaluations, arrêts de travail…
Manifestez votre soutien à
Gilles Lehmann:
Un exemple de courriel individuel ou collectif à adapter. quant à la forme pour commencer :
à Monsieur l'Inspecteur d'Académie de la
Haute Vienne
cabinet.ia87@ac-limoges.fr
Notre collègue de Haute-Vienne, Gilles Lehmann, s'est
vu signifier aujourd'hui une suspension immédiate de ses fonctions pour
avoir annoncé qu'il ne respecterait pas totalement le protocole de passation des
évaluations nationales CM2 et n'en ferait pas remonter les résultats.
Il
est convoqué le 22 janvier dans le cadre d'une procédure disciplinaire intentée
à son encontre.
Une telle suspension immédiate est tout à fait
exceptionnelle, et n'intervient qu'en cas de procédure d'urgence, quand les
enfants sont en danger.
Dans ce cas précis, nous trouvons cette
suspension totalement inadmissible !
Les enseignants du Collectif Parents Enseignants Ecoles Ouest
Lyonnais
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| dimanche 17 janvier 2010, a 18:27 |
| A lire absolument! |
Le site Ecole Démocratique propose une analyse très intéressante sur le rôle et les buts des réformes actuelles dans l'Education Nationale et en particulier Base Elèves et la BNIE: http://www.skolo.org/spip.php?article1138
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| samedi 16 janvier 2010, a 12:39 |
| Caisse de solidarité |
le CNRBE lance aujourd'hui un appel à la solidarité financière.
Unecaisse
de
solidarité a été créée pour aider les parents à honorer les frais liés
aux dépôts de plaintes. Elle pourra aussi être utilisée pour des
actions nationales entreprises au nom du CNRBE.
Informations générales sur la caisse de solidarité du CNRBE
- Le compte postal est hébergé par la FCPE du Val de
Marne, qui pour l'ouverture du compte a offert 150 euros, merci à
eux. Le compte sera géré par trois trésoriers qui ont toute la confiance du collectif national.
- La caisse de solidarité a été mise en place en priorité
pour aider les parents à honorer les frais liés aux dépôts de
plaintes.
Rappel : les Avocats du syndicats des Avocats de France (SAF)
interviennent bénévolement au moment des dépôts de plaintes. Les
seuls frais qui seront demandés par les avocats aux parents seront
des frais de déplacement et les éventuels honoraires liés à la
suite de la procédure.
- La caisse pourra être aussi utilisée
pour des actions nationales entreprises au nom du CNRBE, sur proposition et après validation par le CNRBE.
- Aucune action mise en place localement ne sera prise en charge
par cette caisse de solidarité.
- L'ordre pour les chèques est : CDPE94CNRBE
à
envoyer à :
Isabelle Calméjane CNRBE Anos
09800 ST Lary
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| samedi 16 janvier 2010, a 12:02 |
| Rencontres du CNRBE à Bobigny |
Les 23 et 24 janvier auront lieu les 2èmes Rencontres du CNRBE à Bobigny.
Samedi 23 janvier *10 h 30 : accueil des délégations et premier tour de table. *12 h : conférence de presse *14 h : commissions de travail *17 h : table ronde : « fichage – marquage – traçage de la jeunesse » avec des intervenants de différents horizons professionnels qui présenteront leur livre ou leurs recherches. *19 h - repas et soirée conviviale. Dimanche 24 janvier *de 9 heures à 12 heures – perspectives du collectif. 2010, année décisive ?
de nombreux invités et associations sont attendus, ainsi que des représentants de tous les collectifs locaux luttant contre le fichage des enfants. Le CABEC y sera également représenté.
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| dimanche 14 juin 2009, a 21:45 |
| Communiqué du CNRBE |
Collectif
National
de Résistance
à Base
Eleves
Communiqué (14 juin 2009)
Le Collectif national de résistance
à Base élèves, qui réunit parents d'élèves, enseignants, directeurs d'école et
citoyens regroupés dans une trentaine de collectifs à travers la France, se trouve conforté
dans son combat contre le fichage des enfants à la lecture des observations
finales du Comité des Droits de l'enfant de
l'ONU.
Dans le relevé des conclusions et
recommandations, pour l'instant disponible uniquement en anglais, le
Comité ONUsien, alerté par des observations formulées par le
CNRBE dès le 19 décembre 2008, rappelle vivement la France à l'ordre sur le fichier Base
élèves.
Après avoir noté «avec
satisfaction que l'Etat partie a retiré des données sensibles initialement
collectées et enregistrées», il indique dans le point n°50 (souligné par
nos soins):
S'agissant de Base Elèves
1er degré, les objectifs de cette base de données et son
utilité pour le système éducatif n'étant pas clairement
définis, le Comité est préoccupé par l'utilisation de cette
base de données à d'autres fins telles que la détection de la délinquance et des
enfants migrants [1] en situation irrégulière et par l'insuffisance de dispositions
légales propres à prévenir son interconnexion avec les bases de données d'autres administrations.
De fait il demande à la France que la collecte, le stockage et l'utilisation de
données personnelles soient compatibles avec les obligations qui lui
incombent en vertu de l'article 16 de la Convention
[2].
Enfin, le Comité est préoccupé de
ce que les parents ne peuvent pas s'opposer et ne sont souvent pas
informés de l'enregistrement de leur enfants et pourraient en
conséquence être réticents à inscrire leurs enfants à l'école.
Rappelons que l'un des membres de la
délégation de la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano, qui s'est rendue
à Genève pour présenter les réponses de la France au Comité, affirmait que le
fichier Base élèves, « tel qu'il existe maintenant ne pose plus aucune
difficulté » ! Les arguments déployés par le Comité prouvent qu'il
subsiste encore de nombreuses zones d'ombre…
Le CNRBE se réjouit également des
remarques formulées par le Comité concernant le projet de fichier de
l'Observatoire National de l'Enfance en Danger (ONED), comportant des
fonctions et des champs incompatibles avec les règles élémentaires de la loi
informatique et libertés (lire ici une description de ce
fichier). Le Comité s'en émeut en
ces termes (points n° 20 et 21) :
Le Comité prend note de la mise en place
d'un Centre de collecte et d'évaluation de données concernant les enfants en
danger, l'Observatoire National de l'Enfance en Danger (ONED). Toutefois, le
Comité demeure préoccupé par les processus de collecte de données
provenant de différents secteurs et par l'absence de méthode unifiée
d'évaluation et d'exploitation de ces données entre les différents
fournisseurs. Le Comité est également préoccupé par les
conditions d'accès aux données par les fournisseurs et collecteurs de données et
en particulier par l'absence de politique globale quant à leur
utilisation.
(…) Le Comité recommande en outre que
ne soient entrées dans ces bases de données que des données anonymes, et
que l'utilisation des données collectées soit réglementée par la loi de
manière à en prévenir un usage abusif.
Les observations du Comité sur le
fichage, dans leur ensemble, ne peuvent que conforter la conviction des 200
directeurs d'école qui refusent de rentrer dans le dispositif, tout comme les
centaines de parents qui ont déposé plus de 700 plaintes au pénal dans neuf
TGI pour s'opposer au fichage arbitraire de leurs
enfants.
- Sommaire des rapports publiés pour
chaque pays par le Comité des droits de l'enfant: http://www2.ohchr.org/english/bodies/crc/crcs51.htm
- Les conclusions et recommandations
(Concluding Observations) concernant la France (anglais – fichier
PDF): http://www2.ohchr.org/english/bodies/crc/docs/co/CRC-C-FRA-CO-4.pdf
- Vous trouverez sur le site de la LDH
Toulon, le texte d'origine en anglais ainsi qu'une traduction provisoire :
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3339
- Historique de l'action du CNRBE en
direction du Comité des droits de l'enfant: http://retraitbaseeleves.wordpress.com/juridique/
Notes
(1) Communiqué du CNRBE du 26 mai,
«
La chasse aux migrants, un enjeu de Base Elèves ».
(2) Article 16 de la Convention relative aux droits de
l'enfant: «Nul enfant
ne fera l'objet d'immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa
famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes illégales à son
honneur et à sa réputation. 2. L'enfant a droit à la protection de la loi contre
de telles immixtions ou de telles atteintes.» |
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| dimanche 14 juin 2009, a 01:04 |
| REUNION PUBLIQUE A AJACCIO |
Une réunion d'information sur base élèves est prévue mardi 16 juin à 17h30 à la mairie de Calvi. Elle est organisée à l'initiative des parents d'élèves de l'école Bariani
réunion publique d'information et de débat sur Base Elèves , jeudi 18 juin à 18 h, à "A Casa di u Populu", Quartier St Jean.
VENEZ NOMBREUX!
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| dimanche 14 juin 2009, a 00:46 |
| Première victoire contre Base Elèves |
Le Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU donne raison au CNRBE et à la résistance à Base Élèves: Il vient de publier sur son site les observations et recommandations qu'il adresse à la France. Voici les extraits de la traduction française (non encore officielle) concernant Base Élèves:
Collecte de
données :
20. Le Comité prend note de la mise en place d'un
Centre de collecte et d'évaluation de données sur les enfants à risque,
l'Observatoire National de l'Enfance en Danger (ONED). Toutefois, le Comité
demeure préoccupé par les processus de collecte de données provenant de
différents secteurs et par l'absence de méthode unifiée d'évaluation et
d'exploitation de ces données entre les différents fournisseurs. Le Comité est
également préoccupé par les conditions d'accès aux données par les
fournisseurs et collecteurs de données et en particulier par l'absence de
politique globale quant à leur utilisation.
21. Le Comité recommande la mise en place d'un système
harmonisé de collecte et d'analyse de données couvrant tous les domaines de la
Convention et de ses deux protocoles additionnels et pouvant servir de base à
l'évaluation des progrès accomplis en matière de réalisation des droits de
l'enfant, à la formulation de politique globale pour les enfants et leurs
familles et à la promotion et à la mise en œuvre de la Convention et de ses
deux protocoles additionnels. Le Comité recommande en outre que seules des
données anonymes soient entrées dans des bases de données et que l'utilisation
des données collectées soit régulée par la loi de manière à en prévenir un
usage abusif.
Protection de la vie
privée
50. Le Comité note avec inquiétude la multiplication de
bases de données dans lesquelles des données concernant les enfants sont
collectées, stockées et utilisées pendant de longues périodes pouvant
interférer sur le droit des enfants et de leurs familles à la protection de
leur vie privée. S'agissant de Base Elèves 1er degré, le Comité note avec
satisfaction que l'Etat partie a retiré des données sensibles initialement
collectées et enregistrées dans cette base de données. Cependant, les
objectifs de cette base de données et son utilité pour le système éducatif
n'étant pas clairement définis, le Comité est préoccupé par l'utilisation de
cette base de données à d'autres fins telles que la détection de la
délinquance et des enfants migrants en situation irrégulière et par
l'insuffisance de dispositions légales propres à prévenir son interconnexion
avec les bases de données d'autres administrations. Enfin, le Comité est
préoccupé de ce que les parents ne peuvent pas s'opposer et ne sont souvent
pas informés de l'enregistrement de leur enfants et pourraient en conséquence
être réticents à inscrire leurs enfants à l'école.
51. Rappelant la recommandation faite par le Comité des
Droits de l'Homme (CCPR/C/FRA/CO/4, para. 22), le Comité demande à l'Etat
partie de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que la
collecte, le stockage et l'utilisation de données personnelles sensibles
soient compatibles avec les obligations qui lui incombent en vertu de
l'article 16 de la Convention. L'Etat partie doit s'assurer notamment
que :
(a) La collecte et la conservation de données personnelles dans
les ordinateurs, dans des banques de données et selon d'autres procédés, que
ce soit par les autorités publiques, des particuliers ou des organismes
privés, soient régies par la loi ;
(b) Des mesures effectives soient adoptées pour garantir que ces
informations n'arrivent pas entre les mains de personnes non autorisées par la
loi à les recevoir, les traiter et les utiliser ;
(c) Les individus relevant de sa juridiction aient le droit de
demander la rectification ou la suppression d'une donnée qui est incorrecte ou
a été recueillie ou traitée contre leur gré ou en violation des dispositions
de la loi Law No. 78-17 Informatique et Libertés.
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| samedi 06 juin 2009, a 23:29 |
| Lettre ouverte à madame la directrice de l’école de Crépounac de Tournemire pour monsieur l’inspecteur d’Académie. |
Un exemple à suivre:
Lettre ouverte à madame la directrice de l'école de Crépounac de
Tournemire
pour monsieur l'inspecteur d'Académie.
J'ai bien reçu votre courrier qui nous demande de vous autoriser à inscrire mes enfants sur la " base élève ".
Vous transmettrez à Monsieur l'Inspecteur d'Académie mon désaccord, car je ne crois pas que " l'ordinateur neurophile qui sert de cerveau
" aux dirigeants de l'Education Nationale, participera réellement à l'éducation de mes enfants afin qu'ils soient des êtres autonomes, responsables et créatifs.
Les fiches et les ordinateurs ne sont qu'un conduit pour que les analphabètes bureaucrates se donnent bonne conscience. Je crois plus au travail spontané et quotidien des enseignants qui transmettent des savoir-faire et des savoir-être, en tenant compte du contexte familial et social de mes enfants. Moi, je leur fais confiance !
A vouloir les transformer en courroie de transmission de données statistiques inutiles, on oublie vite ce qui fait l'essentiel de leur métier : la pédagogie, la relation humaine.
Je suis désolé de ne vouloir me fondre dans ce moule obscène qui est à court terme inutile et à long terme dangereux. Voyez comment le
management entrepreneurial par ordinateur a tué à petits feux toutes nos
entreprises, voyez nos relations quotidiennes avec les banques qui semblent vous
servir de modèle. Il n'y a plus que des abonnés absents, des numéros de dossier, des voix artificielles. Vous voulez tuer ce qui nous reste encore d'humanité : l'école.
Je ne peux donc souscrire ou soutenir votre demande et m'oppose par une simple raison de bon sens paysan, à mettre en fiche mes enfants de 5 et 8 ans dans votre " base élève ".
En espérant que vous saurez ouvrir les yeux sur le monde que l'on veut vous faire construire,
Bien cordialement monsieur l'inspecteur,
Hugues Robert
PS : Si je devais être fiché, mettez-moi dans la rubrique " démocrate et libéral ".
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| mercredi 03 juin 2009, a 23:53 |
| Gérard Trève, Inspecteur d’académie des Bouches-du-Rhône, s’apprête à licencier un désobéisseur ! |
Communiqué de presse
Marseille, le 1er
juin 2009,
Gérard Trève, Inspecteur
d'académie des Bouches-du-Rhône, s'apprête à licencier un désobéisseur !
Erwan Redon, professeur des
écoles à l'école des Convalescents (1er), fait partie des
désobéisseurs. Depuis plusieurs mois, les
désobéisseurs ont entamé un mouvement de résistance contre la casse organisée
du service public d'éducation.
Erwan Redon est convoqué le 7
juillet 2009 devant une commission disciplinaire de l'Inspection d'académie des
Bouches-du-Rhône. Il risque d'être
licencié de l'Education nationale. Officiellement, il lui est reproché une
"insuffisance professionnelle", expression suffisamment vague pour
permettre l'arbitraire le plus inventif lors de l'instruction du dossier.
La vérité, c'est qu'Erwan Redon
dérange. Hiérarchie omnipotente, programmes scolaires rétrogrades et
utilitaristes, fichage généralisé des élèves, « politique migratoire » qui
enferme puis expulse des familles dont les enfants devraient être en classe… ses critiques du système et son
militantisme, pédagogique comme politique, ont braqué l'Inspection d'académie
(IA).
- Depuis 2005, il refuse l'inspection comme lui
autorise à le faire la note de service du 13 décembre 1983, publiée au BO
du 20 décembre de la même année.
- Fin 2006, alors qu'il est enseignant à l'école de
La Paix (6e), il s'est vu refuser l'organisation d'une classe
de neige (la suite est connue : parents qui protestent contre la
privation de sortie de leurs enfants, finissent d'abord en garde à vue
puis au tribunal). Erwan, quant à lui, fut immédiatement suspendu.
Publiquement pour « insuffisance professionnelle », en coulisses
parce qu'il refusait d'être inspecté.
- Plus récemment, pour avoir refusé de mettre en
place l'aide personnalisée telle que l'imposait sa hiérarchie, comme de
nombreux désobeisseurs dans le département, il s'est vu ponctionner 32 jours de salaire !
Alors que le mouvement des
désobéisseurs s'amplifie nationalement, la répression qui s'ensuit est à
géométrie variable selon les académies. Dans les Bouches-du-Rhône, l'IA a donc décidé de mater les
fonctionnaires frondeurs. Et de solder au passage le « dossier Erwan
Redon » ?
Aujourd'hui, parce qu'il pense différemment, Erwan risque de perdre son
emploi !
Et comme un fait exprès, il est
convoqué en commission disciplinaire le même jour que les délibérations du bac,
le mercredi 7 juillet au matin. La solution trouvée par l'IA pour empêcher la
mobilisation et le soutien de ses collègues du secondaire ?
Un comité de soutien s'est constitué (liens ci-dessous) Une pétition est en ligne sur le site. SIGNEZ-LA!
Contacts :
-
soutienerwanredon@gmail.com
-
http://www.soutienerwanredon.org/
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| mercredi 03 juin 2009, a 23:18 |
| Du nouveau sur les plaintes contre Base Elèves |
Avec les
96 plaintes déposées aujourd'hui à Albi dans le Tarn, ce sont plus de 660 plaintes
contre X pour Base Elèves qui ont été déposées dans plusieurs
départements :
Aveyron :
244 à Millau et 15 à Foix
Bouches du
Rhône : 36
Tarn et
Garonne : 100 à Montauban
Isère :
11 à Grenoble
Hérault :
134 à Montpellier et 24 à Béziers
Tarn :
96 à Albi
Afin de préparer un dépôt collectif à Ajaccio et Bastia, nous invitons
les parents qui envisagent de porter plainte contre le fichage de leur enfant à
nous contacter par mail : groupecabec@gmail.com
Pourquoi
un dépôt de plainte collectif et qui peut y participer ?
En
tant que parents d'élèves, vous n'avez reçu aucune information préalable sur l'existence
de ce fichier, et par conséquent sur le caractère obligatoire
ou facultatif des informations recueillies ce qui constitue non seulement une
infraction à la loi qui prévoit que les parents doivent être préalablement
informés (art. 57) mais également une entorse
grave à l'autorité parentale.
Le
20 octobre 2008, un « simple » arrêté ministériel est venu interdire aux
parents de s'opposer à la mise en base élèves alors que ce droit leur est consacré
à l'article 38 de la loi informatique et libertés !
Vos enfants ont été « fichés » indépendamment
de votre volonté, en conséquence, nous
vous encourageons à porter plainte contre « x »
Le dépôt de plainte collectif est une action nationale : il a été
initié par le CNRBE (Collectif National de Résistance à Base Elèves :
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/ ) et le SAF et est relayé dans chaque département par des
collectifs locaux et les sections locales du
SAF. Le texte de la plainte a été rédigé par le CNRBE et le SAF. C'est
une plainte pénale contre « x » déposée par les parents ou les tuteurs légaux, qui répertorie les différentes atteintes aux lois et
conventions relatives à la protection de la vie privée, aux droits de l'Homme
et de l'enfant, dans le cadre de la mise en place de Base élèves.
L'organisation et la multiplication de dépôts de plainte collectifs
dans toute la France
devraient permettre d'augmenter l'impact de
cette plainte.
Tous les enfants inscrits en école maternelle, élémentaire ou
primaire, publique ou privée, doivent intégrer ou figurent déjà dans Base Elèves. Tous les parents (ou tuteurs légaux) , que leurs enfants soient dans BE ou non, ont
intérêt à agir et peuvent donc tous porter plainte.
La plainte étant individuelle, chacun
des deux parents peut en faire une. En revanche, chaque parent ne
peut en faire qu'une quel que soit le nombre d'enfants concernés.
Rappel : toute personne a le droit de
porter plainte et n'encourt aucune poursuite.
Ceux
qui souhaitent déposer plainte sont invités à se mettre en contact avec le CABEC pour ne pas agir isolément et être représenté
par un avocat du SAF. Nous vous expliquerons plus en détail la procédure à
suivre et comment compléter la plainte. L'objectif est de regrouper un maximum
de plaintes sur le département et si possible, d'organiser un dépôt collectif
au tribunal de grande instance de Bastia et Ajaccio en présence des parents
dépositaires et des médias.
Collectif Anti
Base Elèves de Corse :
groupecabec@gmail.com
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| jeudi 07 mai 2009, a 22:28 |
| Du nouveau pour les plaintes contre BE |
Après le Parquet de Marseille, c'est celui de Millau qui vient d'ouvrir une enquête préliminaire à la suite du dépôt de 244 plaintes contre Base Elèves. Le 6 mai, 100 nouvelles plaintes ont été déposées à Montauban.
Nous rappelons aux parents qui souhaitent eux aussi porter plainte contre Base Elèves, qu'ils peuvent nous contacter. Nous prévoyons d'organiser très prochainement un dépôt collectif de plainte à Ajaccio et Bastia.
groupecabec@gmail.com
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| jeudi 07 mai 2009, a 22:25 |
| LETTRE OUVERTE AUX DIRECTRICES ET DIRECTEURS D’ÉCOLES ET AUX ÉQUIPES ENSEIGNANTES |
LETTRE OUVERTE AUX DIRECTRICES ET DIRECTEURS D'ÉCOLES ET AUX ÉQUIPES
ENSEIGNANTES
Ce courrier a pour objet d'informer les
enseignants, les directrices et les directeurs d'école, du fait que de
nombreuses plaintes sont actuellement déposées dans toute la France contre Base
élèves et de leur rappeler leur responsabilité dans la collecte des données
enregistrées dans Base élèves (BE1D) et la Base nationale des identifiants
élèves (BNIE).
Nous vous rappelons en quelques mots queBase élèves (BE1D), l'Identifiant National Elèves (INE) et la Base nationale
des identifiants élèves (BNIE) sont plus que de simples outils de gestion des
élèves. Ils permettent de retracer les parcours scolaires, peuvent être
exploités par d'autres administrations sous couvert du secret partagé, ouvrent
la porte à de multiples interconnexions futures, et mettent en place un
dispositif de fichage et de traçage des citoyens dès l'âge de trois ans, sans
évaluation des conséquences, sans débat, dans un contexte de plus en plus
sécuritaire où les fichiers et les connexions entre fichiers se multiplient de
manière inquiétante, et sont mis en place sous la menace et les
sanctions.
Enseignants, Directrices et Directeurs
d'école, Le CNRBE (Collectif National de Résistance à Base Elèves)
tient à vous informer qu'il a initié avec le SAF (Syndicat des Avocats de
France) la mise en œuvre d'une plainte pénale contre X déposée par des parents,
qui répertorie les différentes atteintes aux lois et conventions relatives à la
protection de la vie privée, aux droits de l'Homme et de l'enfant, dans le cadre
de la mise en place de Base élèves. De nombreuses plaintes ont été déposées dans
plusieurs villes de France. Les parquets de Marseille et de Millau ont ouvert
une enquête préliminaire confiée aux services de police ou de gendarmerie. Il
est fort probable qu'une enquête soit ouverte dans chaque ville où les plaintes
ont été déposées. Cette plainte ne vise pas les directrices et
directeurs d'écoles. On peut d'ailleurs y lire : « Dans le cadre de vos
investigations, vous pourrez utilement interroger les Ministres de l'Education
Nationale, les recteurs d'académie du ressort, les inspecteurs d'académie du
ressort et les inspecteurs de l'éducation nationale responsables de la collecte
illégale des données en question au cours de toutes ces années et de poursuivre
les responsables dans les limites des règles de la prescription. Il va de soi
que les directeurs d'école ne pourront être pénalement responsables de ces
agissements auxquels ils ont participé sous la contrainte de leur hiérarchie et
sous la menace des sanctions qui ont parfois même été prises pour les plus
courageux d'entre eux. Ils sont protégés de toute poursuite pénale par
application des articles 122-2 et 122-4 du code pénal. » Cependant,
il est de notre devoir de vous rappeler qu'en saisissant des données dans Base
élèves, de nombreux directeurs et directrices d'écoles participent à une
collecte illégale de données à caractère personnel : 1°) La
collecte des données s'est effectuée et s'effectue encore souvent en l'absence
d'information donnée aux enfants, parents et à leurs proches, en méconnaissance
de l'article 6 de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique,
aux fichiers et aux libertés, qui prévoit que : « Un traitement ne peut
porter que sur des données à caractère personnel qui satisfont aux conditions
suivantes : 1° Les données sont collectées et traitées de manière loyale et
licite ; » 2°) L'article 32 de cette même loi prévoit : «
I. - La personne auprès de laquelle sont recueillies des données à
caractère personnel la concernant est informée, sauf si elle l'a été au
préalable, par le responsable du traitement ou son représentant : 1° De
l'identité du responsable du traitement et, le cas échéant, de celle de son
représentant ; 2° De la finalité poursuivie par le traitement auquel les
données sont destinées ; 3° Du caractère obligatoire ou facultatif des
réponses ; 4° Des conséquences éventuelles, à son égard, d'un défaut de
réponse ; 5° Des destinataires ou catégories de destinataires des données
; 6° Des droits qu'elle tient des dispositions de la section 2 du présent
chapitre ; Lorsque de telles données sont recueillies par voie de
questionnaires, ceux-ci doivent porter mention des prescriptions figurant aux
1°, 2°, 3° et 6°. » Le Ministère de l'Education Nationale n'a pas
assuré l'information des enfants, des parents et des proches selon les
dispositions prévues dans cet article. 3°) Des données à caractère
personnel, qui seront conservées pendant 35 ans, ont été collectées dans Base
Elèves et la Base Nationale des Identifiants Elèves (BNIE), à partir des fiches
de renseignements ordinaires de rentrée qui ne mentionnaient pas le traitement
informatique, puis à partir de fiches de renseignements qui ne mentionnaient ni
les finalités du traitement, ni le caractère obligatoire ou facultatif des
réponses, ni les destinataires (maire, inspecteur de circonscription et
inspecteur d'académie), ni les droits d'accès auprès de l'IEN et de
l'IA. 4°) Les fiches de renseignements prévues par le MEN à remplir
par les parents pour l'année scolaire 2008/2009 comportent de nombreuses
irrégularités : - Elles ne contiennent aucune mention relative au traitement
BNIE. - Elles ne font pas apparaître le partage des données avec l'inspecteur
de circonscription et l'inspecteur d'Académie et précisent même dans la première
ligne «informations utiles à la gestion du directeur d'école ». -
Elles ne mentionnent pas toutes les finalités du traitement, dont les recherches
d'enfants par exemple figurant pourtant dans la déclaration à la CNIL du 24
décembre 2004 visée dans l'arrêté du 20 octobre 2008. - Elles limitent au
directeur d'école la possibilité de faire valoir le droit d'accès, sans
mentionner la possibilité de droit d'accès auprès de l'IEN de la circonscription
ou auprès de l'IA, alors que l'article 8 de l'arrêté la mentionne. - Aucune
information n'est assurée pour les proches des enfants dont les données à
caractère personnel sont susceptibles d'être traitées dans Base Elèves, «
personnes à appeler en cas d'urgence et/ou autorisées à prendre l'enfant à
la sortie ». 5°) En cette période d'inscriptions en vue de
la rentrée 2009, les fiches de renseignements sont distribuées aux parents et
certaines ne mentionnent toujours pas les finalités du traitement, ni le
caractère obligatoire ou facultatif des réponses, ni les destinataires des
données, ni les droits d'accès auprès de l'IEN et de l'IA. Sont aussi
distribuées d'anciennes fiches qui ne mentionnent pas le traitement informatique
et qui ne peuvent pas être utilisées pour renseigner Base
Elèves. Le Collectif National de Résistance à Base Elèves a
souhaité vous communiquer tous ces éléments afin que vous puissiez mesurer votre
implication dans cette collecte illégale de données à caractère
personnel.
Il est de votre devoir de ne pas contrevenir aux
différents articles de loi susmentionnés et de refuser de participer à une
collecte illégale de données à caractère personnel, même si cela est
contradictoire avec les directives de votre hiérarchie. Vous pouvez
aussi, si vous êtes Directrice ou Directeur d'école, rejoindre les 190
directrices et directeurs d'écoles signataires de l'appel à la résistance
citoyenne contre le fichage des enfants. http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2964
Cordialement, Le Collectif National de Résistance à Base
Elèves, le 7 mai 2009. base-eleves@orange.fr http://retraitbaseeleves.wordpress.com
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| mardi 05 mai 2009, a 22:21 |
| De Base Elèves au livret scolaire numérique |
Voici le texte de l'intervention de Stéphanie Pouget à la Réunion Nationale du CNRBE à Bourg-lès-Valences, le 25 avril 2009. Ce texte a été publié sur le site du CNRBE.
L'arrêté concernant Base Elèves (BE) a supprimé
plusieurs champs d'information. A cette occasion, on a pu entendre
crier victoire, considérant que le problème était résolu. Or BE n'est
qu'un élément d'un système de fichage et profilage des élèves et
étudiants. L'arrêté n'a rien changé aux finalités de ce système. Aussi
peut-on légitimement estimer qu'il n'était qu'un leurre destiné à
désarmer la contestation, et l'on peut également s'attendre à voir
réapparaître, sous la forme d'autres fichiers, les informations
supprimées (ainsi a-t-on récemment vu apparaître un fichier sur le
retard scolaire ; dans certains départements, il a été demandé aux
directeurs d'écoles de faire remonter des listes nominatives d'enfants
nécessitant des suivis spécifiques comme le RASED). Nous allons
rapidement passer en revue différents dispositifs informatiques mis en
place dans le système éducatif.
En tout premier lieu, on se doit d'évoquer la base de données Sconet.
Elle est l'équivalent de BE en collèges et lycées. Créée en 1995 par un
arrêté, elle s'appelait alors Scolarité. Elle a été modifiée à
plusieurs reprises et aujourd'hui, dans sa version minimale, elle est
très proche de ce qu'était BE avant l'arrêté et avant la suppression du
champ nationalité. Les données nominatives sont transférées hors de
l'établissement, dans une base de données académiques.
Une proportion infime de parents connaît l'existence de Sconet, et
sait que les données nominatives sont diffusées hors de
l'établissement, aucune information à ce sujet n'étant fournie par les
établissements scolaires. On peut espérer que les parents d'enfants
scolarisés en primaire et sensibilisés au problème que représente BE s'intéresseront naturellement à Sconet à l'occasion du passage de leurs
enfants dans le secondaire.
Venons-en à présent à l'Identifiant National Elève
(INE) qui suscite de nombreuses interrogations. Un identifiant élève
existait à l'origine dans Scolarité. C'est à l'occasion d'une
modification de Sconet effectuée en 2002 que lui a été attribué le nom
d'INE. Mais l'INE d'alors n'était pas celui que l'on connaît
aujourd'hui. En effet, son attribution n'était pas centralisée au
niveau national et de nombreux doublons existaient. Le Ministère de
l'Education Nationale (MEN) a saisi l'occasion de la mise en place de
Base Elèves pour passer à une attribution centralisée par
l'intermédiaire d'une base de données des identifiants élèves, la BNIE.
Comment celà se passe-t-il aujourd'hui ?
Lorsqu'un enfant s'inscrit dans une école, le directeur entre ses
données dans BE. Une connexion automatique à la BNIE attribue un INE à
l'enfant s'il n'en avait pas encore. La BNIE renferme des informations
d'état civil ainsi que l'historique des écoles fréquentées. Elle est
mise à jour régulièrement par connexion aux bases élèves académiques.
Comment le MEN justifie-t-il l'utilisation de l'INE ? Il invoque d'une
part la nécessité d'avoir un meilleur contrôle des effectifs, et
d'autre part celle de pouvoir suivre les parcours scolaires complets de
tous les enfants dans le but de réaliser des études statistiques.
On ne peut que souligner la légèreté avec laquelle a été mis en
place un identifiant national qui concerne une grande partie de la
population, les données étant conservées pendant 35 ans…Concernant les
effectifs, on ne peut qu'être choqué par la disproportion entre
finalité et moyens mis en œuvre. Enfin, il est légitime de se demander
pourquoi un tel besoin de données exhaustives pour des études
statistiques ; pourquoi ne pourraient-elles pas être réalisées à partir
d' échantillons de population?
L'INE est très problématique pour l'accueil à l'école des enfants de
familles sans papier. En effet, si un enfant arrive en école
élémentaire par exemple, le directeur l'inscrit dans BE ; lors de la
connexion à la BNIE il est automatiquement repéré comme n'ayant pas
d'INE, et son cas doit alors être traîté par l'administration…
Dans le contexte actuel de multiplication des fichiers
administratifs qui accompagne une volonté de profilages des individus,
on peut également craindre de futures interconnexions rendues possibles
par l'existence de cet identifiant.
Passons à présent à un dispositif en plein développement et fortement soutenu par le MEN, l'Environnement Numérique de Travail (ENT).
L'ENT est un portail sur Internet qui rassemble de nombreuses
informations relatives à la scolarité de l'élève (cantine, absences,
mais également notes, appréciations …). Ces informations, protégées par
un mot de passe, sont accessibles à des degrés divers aux différents
acteurs de l'éducation de l'enfant, administration, enseignants,
parents. Un arrêté relatif aux ENT est paru en 2006, et la CNIL a rendu
un avis dans lequel elle souligne l'importance de la sécurisation des
données. Quel est le lien avec les bases de données élèves ? Sconet,
que nous avons déjà présenté, permet une centralisation de toutes les
données intéressant la scolarité entière de l'élève, depuis des données
familiales jusqu'à l'enregistrement de ses résultats et de sa conduite.
Cette base de données est d'ores et déjà interfacée avec les ENT, de
sorte que toute information fournie par les professeurs et les
administrations vient alimenter le dossier individuel de l'élève.
Les ENT s'inscrivent dans le cadre du programme TICE (Technologies
de l'Information et de la Communication pour l'Education) . Ils sont
présentés comme un outil moderne et essentiel favorisant l'implication
des parents dans la scolarité de leur enfant. Plusieurs études récentes
se sont intéressées aux conséquences importantes et pour certaines
problématiques de l'introduction d'un tel outil. Ainsi apparaît-il par
exemple que l'implication accrue des parents se limite bien souvent à
l'utilisation de l'ENT comme moyen de contrôle des enfants, ce qui ne
peut en aucun cas se substituer à une nécessaire relation de confiance
et de dialogue.
Un élément des ENT est le livret de l'élève qui rassemble les notes
et compétences validées par l'élève. Il était prévu (jusqu'à l'arrêté
BE) qu'il soit alimenté par les bases de données BE et Sconet
(rappelons que la version initiale de BE comprenait la validation des
compétences du socle commun). Ce livret doit suivre l'élève tout au
long de sa scolarité et même au-delà. En effet ce livret de
compétences, également appelé portfolio numérique,
est conçu pour suivre la personne tout au long de sa vie
professionnelle, enregistrant les compétences validées dans le système
éducatif mais également après, dans le cadre de formations spécifiques.
Le portfolio est présenté comme un outil essentiel dans une société
moderne reposant sur le savoir. Plus prosaïquement, sur les sites des
entreprises qui commercialisent les logiciels de gestion de portfolio
on peut lire des termes comme employabilité, adaptabilité… Fortement
soutenu au niveau européen mais également adopté dans des pays comme
l'Australie, il met en évidence le rôle que nos sociétés veulent
attribuer à l'éducation, celui d'un outil de production d'une main
d'œuvre mobile, adaptée au marché du travail.
Pour conclure, on peut souligner le fait que le développement de
l'utilisation des fichiers dans l'Education Nationale se trouve à la
convergence de deux tendances actuelles, la première consistant à
ficher à tout va, dans le but de pouvoir détecter le plus tôt possible
les personnes susceptibles de poser des problèmes à la société, les
comportements déviants, et la seconde tendant à considérer
principalement l'Education selon des critères de rentabilité
économique.
S. Pouget
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| jeudi 30 avril 2009, a 23:48 |
| 1er mai: soyons nombreux à manifester |
Ce 1er mai est l'occasion de montrer au gouvernement que nous ne voulons pas de la société qu'il veut nous imposer. Nous ne voulons pas d'une société où tout devient marchandise: éducation, santé, travail, culture... Nous ne voulons pas du contrôle social organisé par la multiplication des fichiers de données personnelles. Nous en avons assez du mépris et de l'arrogance de ceux qui nous serinent sans cesse que nous n'avons pas compris, que nous sommes d'incurables râleurs, qu'il faut leur faire confiance. Avali, basta! U toppiu stroppia! Femuli capiscia chi oghji n'avemu abbastanza e chi so chi no vulemu hè un'antru tipu di sucietà! Allora dumani, falemu tutti in carrughju! Annie Biancarelli
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| lundi 27 avril 2009, a 00:02 |
| 25 avril 2009 à Bourg-lès-Valence |
Le
Collectif national de résistance à Base élèves a organisé le 25 avril 2009, sa
seconde journée nationale de rencontre, à Bourg-lès-Valence (Drôme). Une
centaine de personnes provenant de différentes régions dont la Corse – les départements les
mieux représentés, outre la
Drôme, étant l'Isère, l'Aveyron et l'Hérault – ont participé
à des échanges marqués par une volonté de poursuivre les actions entreprises et
d'y associer d'autres organisations.
outre les
collectifs de résistance à Base Elèves, étaient représentés entre autres:
AP I (Association
des psychiatres de secteur infanto-juvénile)
Delis Santé
Mentale Rhône Alpes
Le comité NPA
Drôme Ardèche
CGT éduc'action
Collectif (Pas
de zero de conduite pour les enfants de 3 ans)
Femmes
Egalité
SAF
(Syndicats des Avocats de France)
Collectif
Anti-Delation
BBA (Big Brother
Awards)
ICEM
Snuipp
Isère
Résistance
Pédagogique
LDH Grenoble
FCPE
Hérault
FCPE 94
Un grand
nombre des participants, militants de différents syndicats d'enseignants,
d'associations de parents d'élèves, ou d'autres organisations – notamment de la Ligue des droits de l'Homme
– ont souligné la nécessité de faire converger les luttes.
Une table ronde a permis de débattre avec les représentants de la LDH , du SAF, de DELIS Santé
Mentale, de l'API, et de mettre en lumière la cohérence des mesures prises dans les
différents secteurs qui visent toutes un fichage généralisé pour un contrôle
social et une organisation marchande de la société.
Le
représentant de BBA a tenu à profiter de cette journée pour remettre leur
trophée aux directeurs refusant Base Elèves, lauréats du prix Voltaire 2008,
décerné par BBA.
La journée a permis de redéfinir des lignes d'actions et d'organiser des groupes de travail pour l'élaboration et le suivi de ces actions. La nécessité de lier Base Elèves, Sconet et la BNIE a été évoquée avec insistance par de nombreux participants.
Voici le
communiqué publié par le CNRBE à l'issue de la réunion.
Communiqué
du CNRBE
Le
Collectif National de Résistance à Base Elèves (CNRBE) a réuni le 25 avril 2009
à Bourg-lès-Valence, dans la
Drôme, une centaine de personnes représentant des collectifs
locaux opposés au fichage des enfants.
Sa
réflexion rejoint les préoccupations d'autres organisations qui dénoncent le
fichage généralisé qui se développe de façon systématique dans notre société,
dans les domaines de la santé, du social, de la protection de l'enfance, de
l'insertion professionnelle comme de la vie publique et associative. Autant
d'atteintes aux droits fondamentaux des personnes que le Collectif tient à
dénoncer.
Le
CNRBE rappelle qu'il a déposé récemment un rapport à l'ONU auprès du Comité des
droits de l'enfant. Suite à cette intervention, jugée recevable, le
gouvernement français devra s'expliquer publiquement, le 26 mai à Genève, sur
les questions formulées par le Comité.
Le
CNRBE apporte son soutien aux enseignants et aux directeurs d'école qui, en
refusant Base élèves, désobéissent aux demandes institutionnelles, malgré les
menaces et les sanctions de leur hiérarchie.
A
l'issu de cette journée de travail, le Collectif demande au Ministre de
l'Éducation Nationale :
de
renoncer au recueil et au traitement centralisé de données personnelles
contenus dans Base élèves 1er degré, dans Sconet (son équivalent pour le second
degré), et dans tout autre fichier centralisé du même ordre ;
de
renoncer à la base nationale des identifiants élèves (BNIE), qui permet de
multiples interconnexions actuelles et futures avec d'autres bases
administratives ;
de
retirer toutes les sanctions prises contre les directeurs d'école qui n'ont pas
mis en œuvre « Base Elèves premier degré ».
Le
CNRBE demande finalement une vraie protection des données relatives aux enfants
et à leurs proches recueillies dans le cadre de leur scolarité ; ces
données nominatives ne doivent donc pas sortir des établissements.
Compte
tenu des nombreuses plaintes adressées à la CNIL, le Collectif demande à son
président, comme la loi informatique et libertés lui en donne la possibilité, de
faire cesser le traitement « Base Elèves premier degré » et de
procéder à la destruction des données irrégulièrement collectées.
Le
Collectif invite tous les citoyens et les organisations syndicales,
associations ou partis politiques, à soutenir son action et à signer la
pétition de soutien aux directeurs d'école.
A
Bourg-lès-Valence, le 25 avril 2009.
LDH Toulon http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3254 Pétition de soutien aux directeurs:
http://petition.bigbrotherawards.eu.org/Retrait-de-Base-eleves-petition-de-soutien-aux
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| samedi 18 avril 2009, a 19:19 |
| Le Snuipp Haute Corse rappelle son opposition à BE |
Le
Snuipp 2B rappelle dans son bulletin d'avril, qu'il s'oppose à la mise en place
de Base Elèves depuis longtemps. Il publie un dossier très bien documenté
et salue l'essor de la
mobilisation :
BASE ELEVES
Certains forums de discussions ont
dénoncé l'absence de positionnement du SNUipp de Haute-Corse concernant la mise
en place de Base Elèves.
S'il est vrai que depuis ce début
d'année scolaire, nous n'avons pas été très actifs dans la lutte contre Base
Elèves, il n'en reste pas moins que notre section fut la première dans le
département à dénoncer les dangers de cette base de données.
En effet, depuis plus de 4 ans,
nous n'avons cessé d'informer les collègues dans nos publications et lors des ½
jours d'information syndicale sur les risques de dérive de ce système.
Il a pourtant été présenté comme
un « outil miracle » par l'administration à nos collègues qui, las de
combattre sans cesse leur hiérarchie, n'ont pas mesuré l'ampleur des
conséquences de la mise en place de Base Elèves.
En effet, pour la gestion simple
d'une école, un logiciel type « le Directeur » suffisait à apporter
l'aide administrative nécessaire.
Mais là, avec une mise en ligne
bien que prétendue « sécurisée », on est bien dans un fichage
systématique des élèves depuis la maternelle. Pour preuve, la France a été sommée
d'expliquer par écrit avant le 6 avril aux Nations unies, dans le cadre de la
session du Comité des droits de l'enfant, "à
quelle mission de service public servira le stockage au niveau national de
données nominatives et indiquer les raisons pour lesquelles le droit
d'opposition prévu par la loi ne s'applique pas à ce dispositif. Veuillez
également informer le Comité (des droits de l'enfant de l'ONU) des conséquences éventuelles que pourrait entraîner
le refus des parents de fournir les informations requises sur leurs
enfants".
Le logiciel en question se révèle
tout sauf anodin : pour la première fois, les écoles se voient tenues de
remplir une base de données indiquant les nom, prénom, adresse de leurs élèves,
mais aussi leur nationalité, l'année de leur arrivée en France, le suivi
médical ou psychologique dont ils font l'objet, leur handicap éventuel.
Sans que le législateur y ait mis
son nez, un fichier centralisé et précis voyait le jour, au moment même où,
partout en France, des enseignants prenaient fait et cause en faveur de leurs
élèves sans papiers et quand, peu de temps avant, l'idée d'un repérage précoce
de la délinquance avait provoqué controverse et indignation.
Prenant acte de la fronde, le
ministère plie mais ne cède pas, publiant un arrêté "portant création de Base élèves", en date du 20
octobre 2008, épuré des champs de la nationalité, du handicap, de
l'absentéisme, etc. Le ministre, Xavier
Darcos lui-même, avait estimé, en juin, que ce fichier était "profondément liberticide".
Revu et corrigé, Base élèves, qui
contient une cinquantaine de renseignements, dote chaque enfant d'un
identifiant national élève qui rejoint la Base nationale. Le tout est consultable en partie
par la mairie, en totalité par l'inspection académique. Les parents ne peuvent
s'y opposer. La plupart des enseignants cèdent sous la pression, quelques-uns
résistent contre ce qu'ils jugent être une opération de fichage.
Pour l'éducation nationale, qui a
beaucoup souffert de la grève administrative menée pendant des années par les
directeurs d'école, il ne s'agit que d'un outil de bonne gestion. Base élèves a
déjà permis de rectifier de "plusieurs
milliers" l'effectif des enfants inscrits à l'école. Ramené à
6 millions, c'est peu, mais "un élève
de plus ou de moins peut impliquer une fermeture ou une ouverture de
classe", défend le ministère.
Mais pourquoi des fichiers
nominatifs ? Ils peuvent être "utiles
en cas de méningite ou de recherches d'enfants". Ou pour
repérer les enfants sans papiers, s'inquiète le Collectif.
Pour ses détracteurs, ce fichier
pourrait bien constituer aussi le socle du futur "casier" que risque
de traîner derrière lui chaque enfant durant sa scolarité. "L'outil Base élèves est évolutif. La meilleure
preuve, c'est qu'il a déjà fait l'objet d'une modification déclarée à la CNIL :
elle consiste à pouvoir attribuer le nom d'un enseignant à chaque classe",
argumente Christian
Drevet, directeur d'une petite école de trois classes à Eydoche,
dans l'Isère. Sachant que l'éducation nationale travaille à la mise en place d'"un livret scolaire électronique"
qui contiendrait le résultat des évaluations individuelles et qu'un fichier
national sur le retard scolaire est également en préparation, qu'est-ce qui
interdira de connecter tous ces fichiers à travers l'identifiant de l'élève ?
Des parents s'insurgent, comme Vincent
Fristot, de Grenoble, à l'origine du recours au Conseil d'Etat,
choqué que ce fichier ait été imposé
"sans débat démocratique, sans concertation". C'est comme
si "on nous retirait notre autorité
parentale", s'indigne Marylou
Waligorsk, dans l'Aveyron. "N'importe
quel distributeur est tenu de demander notre avis s'il veut constituer un
fichier. Pas l'éducation nationale !", s'insurge Béatrice
Koehler, dans l'Ain, qui juge choquant que "grands-parents, amis et nounous" se
retrouvent aussi "fichés"
à leur insu. Mais il est sans
doute trop tard : 80 % des enfants sont déjà inscrits sur Base élèves.
En conclusion, le SNUipp de
Haute-Corse se réjouit que des collectifs partenaires de l'école reprennent le
combat contre Base Elèves, et tentent d'y associer parents d'élèves ou simples
citoyens.
Cet outil est dangereux sur le
plan syndical, mais surtout éthique. Nous exigeons de l'administration qu'elle
cesse les pressions sur les collègues à ce sujet et nous apporterons bien
entendu notre soutien total à tous les collègues qui refuseraient d'y
participer et se verraient sanctionnés.
Il existe
un collectif local, le CABEC (Collectif Anti Base Elèves de Corse), qui milite et que vous pouvez rejoindre sur
http://cabec.blog.mongenie.com
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| jeudi 16 avril 2009, a 22:39 |
| Dépôts de plaintes: après l'Ariège et l'Isère, les Bouches du Rhône |
Hier, mercredi, le Collectif "Stop Fichage 13" a déposé 36 plaintes de parents contre Base Élèves au TGI de Marseille. 35 personnes étaient présentes, (50 selon la police!!!!) Selon "La Provence", le Procureur de la République, Jacques Dallest, a ouvert une enquête préliminaire. Cette information reste toutefois à vérifier. "20 minutes" et " La Marseillaise" s'en sont également fait l'écho.
Entre l'Ariège (244 plaintes), l'Isère (11 plaintes) et les Bouches du Rhône, ce sont près de 300 parents qui attaquent Base Élèves en justice. De nouveaux dépôts sont prévus à la rentrée des vacances de Pâques. Nous espérons pouvoir déposer les nôtres vers la mi-mai. Les parents qui le souhaitent peuvent nous contacter sur ce blog ou à l'adresse suivante: groupecabec@gmail;com
Continuons à nous mobiliser pour défendre nos libertés et celles de nos enfants!
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| jeudi 09 avril 2009, a 00:49 |
| Le STC appelle à ne pas (plus) renseigner Base Elèves |
Dans son bulletin du mois d'Avril, le STC prend position par rapport à Base Elèves:
Base Elèves
Le STC partage les interrogations et les inquiétudes des
collègues directrices et directeurs et au-delà
du monde enseignant et de la société civile concernant la mise en place
et les « utilisations » présentes et futures de Base Elèves.
Le STC interpelle l'administration sur 3 points qui nous
semblent essentiels :
1) Une nécessaire et rapide clarification sur le caractère
obligatoire de Base Elèves : texte de loi et décrets d'application, parution au
B.O. Ceci afin de lever des « ambiguïtés » relevées et entendues dans certains
départements sur des pressions faites aux directeurs, voire des sanctions
prises à leur encontre. Le STC rappel qu'il n'acceptera pas de tels agissements
de la part de la hiérarchie.
2)Alors que la sécurité s'est vue renforcée au niveau des
acteurs locaux par la distribution des clés OTP; quelles sont les garanties,
au-delà de la déclaration à la
CNIL, sur la non interconnexion de BE avec d'autres fichiers,
sur la possible utilisation de BE par des personnes hors éducation nationale et
enfin sur la durée et le type des données archivée dans BE.
3) L'acceptation par le conseil d'école du passage à BE
doublée alors d'une information complète aux parents. Permettre aux parents, en
plus du droit de rectification des données présentes dans BE, de pouvoir
retirer toutes données nominatives ou personnelles.
Par conséquent le STC appelle les directrices et directeurs
à ne plus ou à ne pas commencer à « alimenter » BE tant que les réponses à ces
3 points n'ont pas été apportées par le ministère.
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| dimanche 29 mars 2009, a 00:26 |
| Ailleurs qu’ailleurs, aujourd’hui |
Très beau texte d'Olivier, directeur d'école dans l'Aveyron:
Ailleurs qu'ailleurs, aujourd'hui
Base Élève : un fichier dangereux, Madame,
Monsieur,
Jusqu' à hier les enseignants du
primaire et de maternelle étaient formés durant 3 ans puis 2 ans puis 1 an dans des
instituts universitaires de formation des maitres. Cette formation était prise
en charge comme un investissement, et cela fonctionnait.
Jusqu'à hier chaque
enseignant conduisait sa classe assurant le présent, le quotidien et l'avenir.
Chacun tenait les familles au courant trimestre après trimestre du parcours, des
acquis, des délicatesses et des perspectives de leur enfant voire par des rendez-vous intermédiaires.
Jusqu'à hier les parents confiaient des informations qui étaient
tenues au secret professionnel par les directeurs (médicales, personnelles,
professionnelles . . .)
Jusqu'à hier la confiance
triangulaire parent enfant maître était stable.
Jusqu'à hier était demandé à
l'école publique de préparer les élèves au collège, au collège de les préparer
au lycée, au lycée de les préparer aux choix d'orientation et à des perspectives
de vie active.
Jusqu'à hier les parents
confiaient leurs enfants à l'école. Ils avaient confiance.
Aujourd'hui des informations
sont demandées par voie électronique par les inspections académiques en ce qui
concerne le niveau scolaire, l'assiduité, les résultats à des évaluations
sommatives imposées . . . comme si les difficultés pouvaient être identifiées de
l'extérieur ; comme si les moyens d'y remédier étaient proposés par les
inspecteurs à la place des maîtresses et maîtres de terrain.
Tâche est donnée aux enseignants de dire à tout le monde qui est faible,
où il est faible, et remplir les stages « d'école en plus » que pour
animer, beaucoup d'officines privées lèvent le doigt.
Pour le
moment cette tâche est encore confiée à des enseignants qui veulent travailler
plus.
Madame, Monsieur, votre enfant n'est pas une marchandise que l'école
devrait rendre conforme, normé.
Enseigner ce
n'est pas remplir un pot, c'est allumer un feu ! C'est considérer sa classe
comme une poignée d'étoiles dont une un jour peut-être nous sauvera tous, ou
dont le descendant de l'une seule d'entre elles permettra ce qui est encore
inimaginable aujourd'hui.
C'est faire entendre à chacun que le rêve n'existe pas ;qu'il n'est
qu'une réalité lointaine accessible à force de volonté et de courage.
A cette
époque où le plaisir immédiat est possible à tout moment l'accès au plaisir
intime de la chose bien faite demande une patience soutenue et une grande
confiance en l'autre.
C'est en stigmatisant le plus faible que l'on affaiblit la responsabilité
des autres.
Parce qu'une classe est un bouquet dont
chacun est une fleur, le bouquet a besoin de chaque fleur ; chaque fleur a
besoin du bouquet.La force majeure d'un bouquet est là.
Chacun est responsable de sa
fleur et aussi du bouquet.
Chaque fleur a le droit de faner un petit
peu ; tant qu'elle est reconnue fleur du bouquet elle est
sauvée.
Elle peut compter sur les
autres.
Comme les fleurs, les humains sont semblables et
différents.
Isoler les fleurs les plus fragiles, faibles, en difficulté, c'est pour
sûr inviter le bouquet à se passer d'elles ; apprendre aux enfants à ne pas
se soucier des plus faibles. Et fatiguer encore plus les « repérées »
qui ne se sentent plus soutenues par la dynamique du groupe. C'est une entorse
majeure à cette valeur républicaine qu'est la fraternité. L'égalité aussi semble
menacée, quant-à la liberté où est-elle franchement quand chaque enseignant doit
faire la même
chose à la même heure ? Quand les écoles deviennent des banques de
renseignements des familles vers plusieurs détenteurs du secret
partagé ?
Pour
avoir refusé de renseigner ce fichier BE certains directeurs sont punis d'un
jour de salaire, menacés de destitution de leur statut ; d'autres qui
entendent conduire leur classe comme ils l'ont fait depuis des années,
conscients de leur responsabilité pénale mais également morale se voient privés
d'une partie de leur salaire . . . les sanctions, les menaces de sanction,
pleuvent.
Par qui serons nous gouvernés dans 20 ans ou 30 ans une fois que les
fichiers seront à la disposition de ceux-ci ?
La mise en fiche avec un numéro pour les enfants âgés de 3 ans est
dangereuse
surtout avec les risques d'erreurs ou les mauvaises
intentions.
Surtout pour une durée indéterminée (jusqu'à 35 ans).
L'ONU, la LDH, la CIDE, soutiennent les directeurs et
directrices qui refusent de renseigner un quelconque fichier et demandent à
la France de
s'expliquer à ce propos. Le parlement n'en a pas même débattu.
Le maître maîtrise ; l'élève s'élève s'il n'y a pas de confusion
entre éducation et élevage.
Le Directeur
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| samedi 28 mars 2009, a 22:04 |
| Le MRAP contre le fichage des enfants |
Le MRAP communique:
Communauté éducative et journée mondiale contre les discriminations racistes
A l'occasion de la semaine de lutte contre les discriminations racistes,
autour du 21 mars, le MRAP, comme chaque année, se propose d'impliquer
la communauté éducative dans la lutte contre le racisme. Dans un
contexte de crise économique qui accentue la précarité, l'exclusion, la
xénophobie, le MRAP appelle plus que jamais tous les acteurs de la vie
démocratique à se mobiliser contre toutes les formes de racisme et de
discriminations.
Le racisme et les discriminations sont de plus en plus présentes dans
notre société en 2009. La lutte contre le racisme sous toutes ses
formes, ses nouvelles manifestations comme l'islamophobie, les replis
communautaires, et la lutte contre les discriminations, passent
inévitablement par le combat contre les inégalités réelles :
économiques, sociales et culturelles qui frappent en priorité les
citoyens les plus démunis.
- Le MRAP déplore une politique éducative qui va à l'encontre d'une
conception égalitaire et universaliste de la société. Il condamne les
graves dégradations subies par l'éducation nationale : la suppression de
milliers de postes et la réduction de l'offre de formation, la
disparition programmée des RASED (aide spécialisée aux enfants en
difficulté) ou de l'école maternelle entre 2 et 3 ans et de sa mission
d'éveil et de socialisation, particulièrement importante pour les
enfants de milieux défavorisés. Ces mesures instituées dans une logique
purement mercantile vont contribuer à fragiliser les plus faibles et
renforcer les inégalités.
- Le MRAP demande la remise à plat de l'ensemble des fichiers -
élèves existants qui, avec la possibilité de croisement avec d'autres,
constituent une grave menace pour les libertés individuelles (EDVIGE,
STIC.), ne faisant qu'ajouter de nouvelles discriminations. Le MRAP entend enfin réaffirmer sa solidarité avec les enseignants sanctionnés pour s'être opposés à la mise en place du fichier Base Elèves qu'ils considèrent comme une entreprise de fichage des jeunes.
- Le MRAP s'alarme de la dérive sécuritaire du gouvernement actuel
qui privilégie la répression à l'éducation : intrusion de forces de
police dans les écoles, fouilles des élèves, interpellations
arbitraires, présomption d'innocence bafouée. Il réprouve la mise en
place d'établissements pénitentiaires pour les mineurs ainsi que le
fichage a priori des enfants à partir de 13 ans sur une potentielle
dangerosité.
- Le MRAP s'inquiète de la multiplication des poursuites judiciaires
et des tentatives d'intimidation à l'encontre des personnes ayant
manifesté leur solidarité envers des étrangers menacés d'expulsion et
demande que les droits fondamentaux des migrants soient respectés.
- Le MRAP s'élève contre d'insupportables atteintes aux libertés et
demande que des moyens et des actes, à la hauteur des enjeux soient mis
en ouvre pour une véritable égalité des droits. Une politique qui
s'appuie sur le rejet de l'Autre, sur l'exclusion, sur le principe de la
division des citoyens, et sur la peur, ne saurait ouvrer dans le sens
d'une société équitable, respectueuse des droits des citoyens.
- C'est pourquoi le MRAP considère comme une nécessité le
développement de l'éducation à la citoyenneté tout au long de l'année
pour un combat antiraciste de plus en plus complexe.
Paris, le 21 mars 2009.
--
Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples
43 bd Magenta - 75010 Paris - Tél. : 01 53 38 99 99
Site web : http://www.mrap.fr
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| vendredi 27 mars 2009, a 22:41 |
| Premier dépôt de plaintes contre Base Elèves |
Mercredi 25 mars, 244 plaintes de parents contre Base Élèves ont été déposées au Tribunal de Grande Instance de Millau (Aveyron). "Le Monde" du 28 mars parle de Base Élèves et de ce dépôt de plaintes sous la plume de Brigitte Perucca.
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| dimanche 22 mars 2009, a 21:37 |
| Réunion publique à Calvi |
REUNION
D'INFORMATION
SUR
LE FICHIER INFORMATIQUE BASE ELEVES MIS EN PLACE PROGRESSIVEMENT DANS LES
ECOLES PRIMAIRES
Le CABEC (collectif
anti base élèves de Corse) vous invite à une réunion d'information débat sur le
fichier base élèves,
LE
SAMEDI 28 MARS A 15 HEURES A LA POUDRIERE, CITADELLE DE
CALVI
Si vous partagez
notre inquiétude sur le fichage généralisé de la jeunesse, ou si vous voulez
tout simplement en savoir plus sur ce
que met en œuvre l'Education Nationale dans les écoles de nos enfants nous vous
espérons nombreux à cette réunion
Il est urgent de s'informer avant que l'on s'informe un peu trop sur vos
enfants !
VENITE NUMAROSI E
PARTICIPATE A A MUBILIZAZIONE CONTR'A
BASE ELEVES
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| vendredi 20 mars 2009, a 19:11 |
| Les militants du CABEC défilent à Ajaccio |
Dans la foule des manifestants,sur le cours Napoléon, des militants se sont relayés pour porter les deux banderoles du CABEC et répondre aux nombreuses questions qui leur étaient posées sur le fichage à l'école. |
|
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| Présentation |  CABEC
Le Collectif Anti Base Elèves de Corse a pour but d'informer sur les dangers et les évolutions du fichage des enfants dans les écoles et de coordonner les luttes contre ces fichages informatisés.
Envoyer un mail à l'auteur | |
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